Législatives : François Baroin met en garde contre la "stratégie de domination hégémonique" de Macron

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Législatives : François Baroin met en garde contre la "stratégie de domination hégémonique" de Macron
François Baroin estime qu'Emmanuel Macron et son mouvement mènent "une stratégie de domination hégémonique"@ CHARLY TRIBALLEAU / AFP
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"En Marche! est en réalité une mutation du PS, 70% des candidats sont originaires de la gauche", estime le chef de file des Républicains qui s'attend à de nombreux duels LREM contre Les Républicains au deuxième tour.

François Baroin, chef de file des Républicains (LR) pour les élections législatives, a mis en garde vendredi contre la "stratégie de domination hégémonique" d'Emmanuel Macron et de La République en marche!, la jugeant pas "sain[e] pour le débat démocratique pour les cinq années à venir".

"Une stratégie de domination hégémonique". Emmanuel Macron et son mouvement mènent "une stratégie de domination hégémonique. Je ne crois pas que ce soit une bonne chose pour le président de la République et je pense pas que ce soit sain pour le débat démocratique pour les cinq années à venir", a déclaré François Baroin sur RTL.

Une campagne "de la clarté". "Bien sûr, il y a une volonté de ne pas gêner le président de la République". Mais "la présidentielle a été une campagne de l'ambiguïté, dominée avant le premier tour par les affaires Fillon, dominée avant le second tour par le rejet de Le Pen, et je souhaite que cette campagne des législatives soit la campagne de la clarté à tous les étages", a poursuivi le sénateur-maire LR de Troyes.

"En Marche! est en réalité une mutation du PS, 70% des candidats sont originaires de la gauche", selon lui. Et "on verra un peu plus clairement au second tour : nous aurons beaucoup de duels En Marche!/Les Républicains-UDI, ça permettra une perspective de duels plus classiques entre la gauche et la droite", a prédit François Baroin, à deux jours du premier tour des législatives.

Le refus de l'augmentation de la CSG. L'ancien ministre de l'Économie a réitéré le refus d'une "augmentation spectaculaire de la CSG" que compte mettre en oeuvre Emmanuel Macron, qui aurait un "impact direct pour les retraités", "tous les fonctionnaires, tous les indépendants", "tous ceux qui ont des placements financiers".