Législatives : Emmanuel Macron "manque de bienveillance envers Manuel Valls", selon Baroin (LR)

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Législatives : Emmanuel Macron "manque de bienveillance envers Manuel Valls", selon Baroin (LR)
François Baroin s'offusque de l'attitude du nouveau président envers un ancien Premier ministre.@ JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
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"Je ne trouve pas très bienveillant la façon dont on traite un ancien Premier ministre", a estimé François Baroin en parlant du président élu.

François Baroin, chef de file de LR pour la campagne des législatives, a affirmé que le président élu Emmanuel Macron "manque de bienveillance" envers Manuel Valls, mercredi au cours d'une conférence de presse de présentation du projet LR/UDI. "Envers Manuel Valls, je trouve que ça manque de bienveillance puisque ça semble avoir été un terme assez à la mode au cours des dernières semaines", a affirmé François Baroin, en faisant allusion à l'un des termes de prédilection d'Emmanuel Macron pendant sa campagne.

"Une réaction brutale". "Je ne trouve pas très bienveillant la façon dont on traite un ancien Premier ministre", une façon "radicalement différente de l'aimable sourire offert pendant plusieurs mois de sa campagne présidentielle", a-t-il ajouté. Selon Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI présent à la conférence de presse, "le discours du mouvement du président de la République semble très ouvert mais en réalité traduit une fermeture assez grande. La mésaventure de Manuel Valls montre une réaction brutale envers quelqu'un qui manifestement avait envie de travailler avec le président de la République".

"Éviter la recomposition politique". "Ça doit servir de leçon. Abandonner ses idées, abandonner sa formation, c'est en réalité le meilleur moyen de se faire claquer la porte au nez et d'éviter la recomposition politique dont tout le monde parle", a ajouté Jean-Christophe Lagarde, en allusion aux élus LR ou UDI qui voudraient rallier le camp Macron. Jean-Paul Delevoye, président de la commission d'investitures de la République en marche, a affirmé mercredi que l'ex-Premier ministre PS ne remplissait pas "à ce jour" les conditions d'une investiture pour les législatives, comme il en a fait la demande.