Législatives : tensions entre Philippe et Bayrou, bataille de soutiens dans le Nord de Paris

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Législatives : tensions entre Philippe et Bayrou, bataille de soutiens dans le Nord de Paris
Edouard Philippe, François Bayrou, Myriam El Khomri et Pierre-Yves Bournazel.@ Montage AFP
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Edouard Philippe et François Bayrou se répondent par médias interposés sur la liberté de ton du ministre. Myriam El Khomri et Pierre-Yves Bournazel se revendiquent tous les deux de la majorité présidentielle.

L'OEIL DES LÉGISLATIVES

Duels attendus, histoires décalées, déclarations fracassantes… Avec "L'œil des législatives", suivez chaque jour sur Europe1.fr le meilleur de la campagne.

#La confusion du jour : qui est le candidat de la majorité présidentielle dans la 18ème circonscription de Paris ?

Deux candidats au second tour, mais une seule étiquette revendiquée par chacun : celle de la majorité présidentielle d'Emmanuel Macron contrôlée par le Premier ministre Edouard Philippe. Mais ni la socialiste Myriam El Khomri ni le Républicain Pierre-Yves Bournazel n'ont été investis par La République en marche!. Tous deux qualifiés au second tour dans la 18ème circonscription de Paris avec respectivement 20,23% et 31,76%, ils se disputent depuis le soutien de l'exécutif. Lundi soir, Myriam El Khomri a dégainé la première en revendiquant sur Twitter le "soutien officiel" du chef de l'État.



Mardi matin, interrogé sur le soutien de l'exécutif, Edouard Philippe a rappelé sur franceinfo qu'il aimait "beaucoup" Pierre-Yves Bournazel, proche comme lui d'Alain Juppé. "Je connais Pierre-Yves depuis longtemps, j’ai travaillé avec lui dans le cadre de la primaire de la droite et du centre pour soutenir Alain Juppé, je sais qu’il sera un très bon parlementaire. J’insiste sur une chose: il a indiqué lui-même (…) qu’il entendait se placer dans le cadre de la majorité présidentielle. (…) Je pense qu'il fera un très bon député." 

#Le couac du jour : tensions sur la ligne entre Philippe et Bayrou

François Bayrou peut-il continuer d'appeler des rédactions pour se plaindre des enquêtes qui concernent le MoDem en tant que "citoyen", comme il l'a fait mercredi dernier avec Radio France ? "Le truc est assez simple : quand on est ministre, on ne peut plus réagir comme quand on est un simple citoyen", a déclaré sur franceinfo le Premier ministre Edouard Philippe, mardi matin. Réponse dans l'après-midi de son ministre de la Justice : "Chaque fois qu'il y aura quelque chose à dire à des Français, des responsables, qu'ils soient politiques, qu'ils soient journalistiques, qu'ils soient médiatiques, je le dirai". Il s'agit du premier véritable divergence de vue entre deux membres du gouvernement depuis la nomination de ce dernier, le 17 mai dernier.

#Le soutien du jour : Dassault appelle à voter Valls

"J'appelle tous mes amis et tous les électeurs (…) à voter pour Manuel Valls, député sortant, contre les Insoumis", écrit le sénateur LR de l'Essonne et industriel Serge Dassault dans un communiqué publié mardi. Manuel Valls, qui se présentait sans étiquette mais contre qui ni le PS, ni la République en marche, n'avaient investi de candidat, est arrivé en tête au premier tour avec 25,45% des voix, devant Farida Amrani (17,61%), candidate LFI soutenue par… Benoît Hamon, tombeur de Manuel Valls lors de la primaire de gauche, en janvier.

#La rentrée du jour : Sylvain Maillard premier député à découvrir le Palais Bourbon

La salle des quatre colonnes, la mallette de député, les premiers duplex avec les chaînes de télévision… Tout cela, Sylvain Maillard est le premier député de la nouvelle législature à le découvrir, mardi matin. Un jour forcément spécial pour le député REM de la 1ère circonscription de Paris, élu au premier tour avec 50,8% des voix. Notre journaliste l'a suivi à l'Assemblée nationale, mardi.



#L'annonce du jour : le Premier ministre favorable à une "dose" de proportionnelle

Edouard Philippe a annoncé mardi matin sur franceinfo qu'il était favorable à une "dose" de proportionnelle à l'Assemblée nationale. Sans préciser le niveau de cette dose, ni le calendrier de mise en place de cette réforme, souhaitée à plusieurs reprises avant son élection par Emmanuel Macron, également favorable à une réduction du nombre de parlementaires. "Je ne sais pas si ce sera dix ou vingt (pour cent, ndlr), c'est quelque chose qu'il faut regarder dans le détail pour savoir combien de parlementaires restent à l'Assemblée nationale et comment est-ce qu'on organise la nouvelle assemblée", a-t-il indiqué. Selon les projections, la majorité présidentielle serait composée d'au moins 400 députés à l'Assemblée, grâce au scrutin majoritaire pour l'instant en place, alors que REM a réalisé un score de 32,32% dans un contexte de forte abstention (51%). Mais Edouard Philippe s'est déjà positionné contre cette réforme, doutant du fait qu'il s'agisse du "parangon de la modernité".



#La bonne affaire du jour : un député-maire sortant augmenté de 1.600 euros

Il était député, il n'a pas pu se représenter en raison de la fin du cumul des mandats, mais il n'a pas tout perdu dans l'affaire : député sortant du Maine-et-Loire, Gilles Bourdouleix voit son indemnité de maire de Cholet passer de 2.006 euros à 3.623 euros, après une décision du conseiller municipal votée lundi soir et repérée par Le Courrier de l'Ouest et Ouest-France. Ou comment se consoler de ne plus siéger pour Les Républicains à l'Assemblée.