Législatives : Édouard Philippe fait campagne aux côtés de Christophe Castaner

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Le Premier ministre était vendredi à Manosque, dans les Alpes-de-Haute-Provence, pour apporter son soutien au porte-parole du gouvernement, vendredi. 

REPORTAGE

Le Premier ministre multiplie les déplacements, à huit jours du premier tour des législatives. Vendredi soir, Édouard Philippe était dans les Alpes de Haute-Provence, pour soutenir deux candidats LREM : Corinne Versini, qui affronte Jean-Luc Mélenchon à Marseille, et l'ancien socialiste Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, candidat à Manosque.

Les deux hommes ont donné un mini-meeting en plein air, sur la terrasse d'un restaurant de la ville. Un binôme atypique, reconnaît Édouard Philippe, issu du parti Les Républicains : "j'étais loin de penser il y a six mois qu'on serait ici, moi pour soutenir Christophe, et Christophe pour m'appeler monsieur le Premier ministre". 

"Vous avez besoin de lui, et moi aussi". Un soutien improbable, mais de poids : dans sa circonscription où Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête, suivi de Marine Le Pen, au premier tour de l'élection présidentielle, Christophe Castaner joue gros. "J'assume cette campagne électorale dans une circonscription difficile, où je crois qu'il est légitime pour un député sortant de retourner au combat", estime le principal intéressé. "Beaucoup s'interrogent sur cette règle qui fait qu'un député battu ne doit plus être ministre mais je pense que c'est légitime aussi." Pour éviter une telle déroute, Édouard Philippe bat le rappel : "ce que je souhaite, c'est qu'ici on donne une majorité nette à Christophe Castaner parce que vous avez besoin de lui, et moi aussi", martèle le Premier ministre. 

En face, des adversaires "crédibles". Mais Léo Walter, candidat de la France insoumise, ne l'entend pas de cette oreille. "Je ne sais pas si monsieur Castaner nous craint, il aurait intérêt à le faire en tout cas. Il a souvent tendance à nous considérer comme une réserve de voix pour le deuxième tour plutôt que comme des adversaires crédibles", juge-t-il. "Est-ce qu'ils sont fébriles ? Je n'en sais rien. Nous en tout cas, nous ne le sommes pas", poursuit le candidat, persuadé de pouvoir battre le porte-parole. Et, par la même, l'obliger à quitter le gouvernement.