Législatives : dans l'ancienne circonscription de Fillon, NKM affronte deux dissidents LR

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Nathalie Kosciusko-Morizet, investie par Les Républicains dans la 2e circonscription de Paris, doit faire face aux candidatures dissidentes d'Henri Guaino et de Jean-Pierre Lecoq. Une division qui pourrait profiter à En Marche!

REPORTAGE

Un fauteuil pour vingt-quatre prétendants. Nathalie Kosciusko-Morizet, députée sortante de l'Essonne, se présente à Paris dans l'ancienne circonscription de François Fillon avec l'investiture Les Républicains. Cet hiver, son élection paraissait acquise, mais désormais la situation s'annonce plus complexe avec 24 candidats en lice pour cette seule 2e circonscription de Paris, l'une des plus importantes de la capitale, qui englobe le 5e et une partie des 6e et 7e arrondissements .

Une difficile clarification face à un président "ni de droite ni de gauche". Dans les rues de Paris, la candidate est repartie en campagne, avec un passage obligé par le tractage. Surtout, elle veut clarifier sa position aux yeux des électeurs. "J'a pris le programme d'Emmanuel Macron et j'ai dit : là je suis d'accord, là je ne suis pas d'accord. Je pense qu'il y a des choses à travailler ensemble, mais il va falloir retravailler certaines dimensions", explique-t-elle à Europe 1. Face à elle, les électeurs paraissent déboussolés : "On rebat les cartes mais on ne sait pas où on est. Le discours n'est pas clarifiant", estime un passant.

Surtout, NKM se retrouve coincée entre deux dissidents issus des rangs Les Républicains, en plus du candidat En Marche!, Gilles Le Gendre. "Elle essaye d'installer une forme d'ambiguïté. Nathalie Kosciusko-Morizet a tenté d'obtenir l'investiture En Marche!, elle ne l'a pas eu puisque c'est moi qui l'ai !", veut-il rappeler.

Une bataille fratricide pour la droite. À la mairie du 6e arrondissement, le maire LR Jean-Pierre Lecoq, également candidat, agite face à sa rivale le drapeau de la droite."Nathalie Kosciusko-Morizet, par ses errements, a désorienté l'électorat de la droite et du centre de cette circonscription, c’est moi qui suis le candidat 100% Républicain", affirme-t-il. Ce que revendique également au micro d'Europe 1 l’autre dissident de la circonscription, l'ancien sarkozyste Henri Guaino : "Je siégerai avec les Républicains. Je serai dans l'opposition parce qu'Emmanuel Macron est aux antipodes de mes convictions profondes".

Le président, qui avait obtenu dans cette circonscription le même score que François Fillon, pourrait bien quant à lui récolter les fruits des divisions de la droite.

Les candidats à la députation dans la 2e circonscription : 

Alain AVRONSART , Delphine BENIN (577 IDC), Pauline BETTON (PCD), Manon BOUQUIN (FN) , Jan-Edouard BRUNIE (DLF), Edmond COULOT, Fabien COUTURE (PA) , David de PREVAL , Laurent GAMET, Henri GUAINO , Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET (LR) , Fabien LASSALLE, Gilles LE GENDRE (LREM) , Jean-Pierre LECOQ (dissident LR) , Dominique LELYS , Christine LICHTENAUER (LO) , Alain PENSO , Anne-Françoise PRUNIERES (LFI), Annick PUYOOU , Lorraine QUESTIAUX (PC) , Marine ROSSET (PS) , Nicolas ROUSSEAUX , Gilles SEIGNAN (EELV) , Anne ZANGHELLINI (UPR).