Législatives : ces candidats de Macron investis face aux ministres sortants

  • A
  • A
Partagez sur :

Si certains ont été épargnés, des ministres sortants feront face à des candidats de La République en marche! lors des élections législatives. Le parti d'Emmanuel Macron n'a qu'un seul objectif en tête : les battre.

Seulement 428 candidats de La République en marche! sur les 577 qui seront présentés aux élections législatives sont connus pour l'instant. Mais l'on sait déjà que le parti d'Emmanuel Macron n'a pas épargné les ministres sortants de François Hollande. Le président élu a notamment placé un cador de son parti, Bruno Bonnell, face à Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Education nationale, dans la sixième circonscription du Rhône. Ce sera un véritable bras de fer.

Objectif victoire. Pascale Boistard, ancienne secrétaire d'Etat chargée des Personnes âgées et proche de Manuel Valls, sera également opposée à l'un des poids lourds de La République en marche!. Même chose pour Juliette Méadel, ex-secrétaire d'Etat chargée de l'Aide aux victimes. Elle trouvera sur sa route, une trentenaire diplômée de l'ENA, chef de projet au ministère de l'Economie. L'idée est claire. Tous les candidats étiquetés Emmanuel Macron opposés à d'anciens membre du gouvernement sont là pour gagner. Matthias Fekl, ministre de l'Intérieur, ne fait pas exception à la règle, dans le Lot-et-Garonne. Il fera face à un jeune élu local bien implanté.

A l'heure actuelle, plusieurs ministres n'ont pas de candidat de La République en marche! dans leur circonscription. Mais les illusions ne sont pas permises. Beaucoup en auront un d'ici à la publication de la liste définitive des candidats, mercredi prochain. Ce sera le cas par exemple d'Axelle Lemaire, secrétaire d'Etat chargée du Numérique et de l'Innovation, pour sa circonscription des Français de l'étranger.

Certains épargnés. Les cas de Myriam El Khomri, ministre du Travail, et de Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'Etat en charge du Développement international, sont les deux seuls à ne pas avoir encore été tranchés. Deux autres devraient être épargnés, au même titre que Manuel Valls : Marisol Touraine, ministre de la Santé, et Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture.