Législatives : Castaner joue gros dans les Alpes-de-Haute-Provence

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Le secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement se présente dans une circonscription où Emmanuel Macron n'aurait pas passé la barre du premier tour à la présidentielle.

Emmanuel Macron a été très clair : en cas de défaite, les ministres perdants devront démissionner. Le secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement, qui est aussi porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, est en lice dans la 2ème circonscription des Alpes-de-Haute-Provence, mais pour ce membre du gouvernement la partie est loin d’être gagnée.

Dans son fief, Christophe Castaner profite de la vague Macron au milieu de ses électeurs. "J'aime le voir, lui serrer la main et le féliciter vraiment", lâche une fan lors d'un bain de foule. "J'ai dû faire mille selfie entre la fête du fromage de Banon et Forcalquier", explique l'intéressé.

"Un échec personnel". Sauf que dans les Alpes-de-Haute-Provence, Emmanuel Macron est arrivé en troisième position au premier tour de la présidentielle, derrière Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Christophe Castaner admet marcher sur des œufs : "J'ai le souvenir du candidat Juppé, qui arrive dans un grand ministère et qui, battu cinq semaines plus tard, rentre à Bordeaux. Ce serait un échec personnel, ce serait un crève-cœur, ce serait douloureux", admet le porte-parole du gouvernement s'il devait perdre. "Je me ferai élire ou battre chez moi parce que je pense que le nomadisme électoral d'un Jean-Luc Mélenchon n'a aucun sens", tacle-t-il cependant.

Deux obstacles : la France insoumise et le FN. Car les insoumis restent la principale cible du candidat. Ils sont représentés par Léo Walter, un enseignant de 45 ans qui se dresse face au maire de Forcalquier qui, même élu, ne siégera plus à l'Assemblée, remplacé par son suppléant. "Il y a des gens qui se demandent pourquoi il se présente alors qu'il est ministre. J'espère qu'il nous craint, parce que nous avons fermement l'intention de gagner. Vu le gouvernement auquel il appartient et la politique qu'il défend, nous voulons battre tous les candidats de la droite, y compris M. Castaner", avertit ce postulant à la députation. Mais le secrétaire d'Etat devra aussi surmonter le vote FN s'il veut pouvoir l'emporter.