Le vœu de Sarkozy : protéger les commerçants-artisans

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Le vœu de Sarkozy : protéger les commerçants-artisans
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Le président de la République s’est adressé aux forces économiques mercredi dans le Maine-et-Loire.

La tournée des vœux suit son cours. Nicolas Sarkozy s’est rendu mercredi à Cholet, dans le Maine-et-Loire, pour s’adresser aux forces économiques. L’occasion pour le chef de l’Etat d’annoncer une loi en préparation pour protéger les commerçants et les artisans.

Le texte, qui va être présenté en février, prévoit que les biens privés ne puissent être saisis en cas de faillite. Il s'agit, a expliqué le chef de l'Etat, de "réparer" ce qu'il a qualifié d'"injustice extraordinaire" : "que les grandes entreprises soient protégées" et que "les artisans et commerçants dont on a tellement besoin dans le tissu économique du pays" puissent être "ruinés" quand ils ont "un retour de fortune".

Nicolas Sarkozy a, ensuite, à nouveau défendu les mesures du paquet fiscal. "Nous avons supprimé les droits de succession comme je l'avais promis. Et je l'ai fait car je crois au travail et je crois à la famille", a-t-il déclaré.

Il s’est également félicité du gain apporté par le plan de soutien au secteur bancaire pendant la crise, qui a rapporté deux milliards d’euros à l’Etat. "J'avais pris devant les parlementaires et les Français l'engagement que le plan de soutien aux banques ne coûterait rien aux contribuables", a-t-il rappelé, évoquant la "polémique sur le cadeau aux banques et aux banquiers" déclenchée à l'époque.

Nicolas Sarkozy, qui lancera à la fin du mois une conférence nationale sur les finances publiques, a également mis en cause la gestion des collectivités locales : depuis 30 ans, les effectifs de l'Etat ont augmenté de 14% alors que ceux des collectivités territoriales ont gonflé de 74%, a-t-il souligné.

Puis, évoquant la présence économique française à l’étranger, Nicolas Sarkozy a insisté sur la nécessité d’implanter des groupes français dans la zone dollar pour garder des marchés, en présentant la disparité entre le dollar et l'euro est un "problème considérable".