Le ton monte avant le procès Clearstream

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Le ton monte avant le procès Clearstream
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A deux semaines du début du procès, les protagonistes posent leurs jalons. Y compris Nicolas Sarkozy, partie civile dans le dossier.

Après les nouvelles révélations prêtées à Imad Lahoud samedi dans le Journal du Dimanche et Dominique de Villepin qui estime dans L'Express que Nicolas Sarkozy pèse de tout son poids dans cette affaire, c'est au tour du président lui-même de sortir du silence. "J'ai toujours dit que je voulais savoir qui avait mis, et pourquoi, mon nom sur cette liste, voilà", a-t-il déclaré à des journalistes en marge de son déplacement à Brasilia.

Nicolas Sarkozy qui s'est constitué partie civile enfonce le clou : "Il est grand temps que toutes ces combines sous la Ve République, une bonne fois pour toutes, on en soit débarrassé (...) Les officines, les combines, il y en a eu beaucoup trop". En fin de journée Me Olivier Metzner, s'exprimant dans un communiqué au nom des avocats de Dominique de Villepin, s'est dit "choqué" par ces déclarations d'avant procès. Il prend soin de ne citer aucun nom mais dénonce "une volonté de peser sur le cours de la justice parfaitement inacceptable".

Le procès de l'affaire Clearstream doit débuter le 21 septembre. Dans cette affaire, la justice cherche à savoir qui est à l'origine de la falsification de listings bancaires de la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream, auxquels ont été ajoutés des noms, dont celui de Nicolas Sarkozy. La plupart des protagonistes du procès, parties civiles et défense, tentent de faire entendre leur voix pour éviter que ce procès ne se résume à un nouvel épisode de l'affrontement entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin.