Le sort de Clotilde Reiss est encore incertain

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Le sort de Clotilde Reiss est encore incertain
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Sa libération conditionnelle pourrait être obtenue dès jeudi, selon son père. Mais la France exige l’abandon total des poursuites.

Clotilde Reiss a encore dormi en prison en Iran. Si les tractations autour du sort de la jeune Française semblent progresser, son avenir reste encore très incertain. Seule certitude dans l’immédiat : le procureur de Téhéran, Saeed Mortazavi, a indiqué mercredi que le procès de la jeune femme de 24 ans était terminé. Le verdict n’est pas encore connu.

En attendant que la justice iranienne tranche, se pose la question de la libération conditionnelle de la jeune fille. L’Iran dit avoir reçu une lettre officielle de l’ambassade de France donnant des garanties pour encadrer cette libération. Le Quai d’Orsay n’a cependant pas confirmé l’information. Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement, a simplement indiqué que la France était prête, dans l’immédiat, à verser une caution.

Le père de Clotilde Reiss a assuré jeudi matin que le "scénario le plus plausible" était une libération conditionnelle de sa fille dans la journée. Mais cette libération conditionnelle n’est qu’une solution à court terme. Elle permettrait à Clotilde Reiss de résider à l’ambassade de France de Téléran jusqu’à l’annonce du verdict. "Clotilde Reiss n'est pas autorisée à quitter l'Iran tant que le verdict n'aura pas été prononcé et qu'elle n'aura pas été punie pour ses crimes", a insisté le procureur iranien. L’universitaire française reste sous le coup d’accusation d’espionnage et risque jusqu’à la peine de mort.

Paris exige donc l’abandon total des poursuites à l’encontre de Clotilde Reiss. Lectrice à l'université d'Ispahan, dans le centre de l'Iran, la jeune femme a été arrêtée pour avoir diffusé des photos de manifestations qui avaient suivi la réélection controversée de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence du pays, le 12 juin. La France dénonce depuis l'origine le caractère "hautement fantaisiste" des accusations portées contre la jeune femme qui n'est, selon le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, "coupable de rien du tout".

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