Le Sénat va rejeter d'emblée le budget 2017, annonce la majorité sénatoriale

  • A
  • A
Le Sénat va rejeter d'emblée le budget 2017, annonce la majorité sénatoriale
Bruno Retailleau annonce que le budget 2017 sera rejeté par le Sénat pour être débattu en commission paritaire@ LIONEL BONAVENTURE / AFP
Partagez sur :

Dès l'ouverture des débats, la majorité de droite du Sénat a annoncé vouloir rejeter un projet de loi qu'elle qualifie de "bidon".

Le Sénat à majorité de droite va rejeter d'emblée le budget 2017, a annoncé mercredi le président du groupe Les Républicains Bruno Retailleau, en qualifiant de "bidon" le projet de loi gouvernemental

Une motion dès l'ouverture des débats. Pour cela, la majorité sénatoriale va déposer à l'ouverture des débats une motion préalable selon laquelle il n'y a pas lieu de délibérer, a-t-il précisé devant la presse. Lors de l'examen du projet de loi en séance publique, à la fin du mois, la motion sera mise aux voix après la discussion générale et les interventions du ministre et du rapporteur général.

Si elle est adoptée, le projet de loi de finances (PLF) sera considéré comme rejeté par le Sénat. Il fera ensuite l'objet d'une commission mixte paritaire entre les deux chambres vouée à l'échec et l'Assemblée aura le dernier mot. "C'est le dernier budget du quinquennat, l'heure des comptes est venue", a dit Bruno Retailleau. "L'échec du quinquennat est résumé par ce budget et le Sénat ne lui apportera pas sa caution car c'est un budget bidon", a-t-il ajouté.

Ce budget pose un "problème de crédibilité". Le rapporteur général du budget Albéric de Montgolfier (LR) a, de son côté, affirmé que le budget pose un "problème de crédibilité". "Il a surestimé la croissance, et donc les recettes, et les vannes des dépenses sont ouvertes", a-t-il jugé. Il a aussi dénoncé un budget "d'affichage électoral". Vincent Capo-Canellas (UDI-UC) a pour sa part qualifié le budget de "caduque, en raison des perspectives de l'économie mondiale et au moment où la hausse des taux d'intérêt semble se profiler". "Ce budget est maquillé comme une voiture volée", a lancé Philippe Dallier (LR).