Le Sénat s'attaque aux dérives du crédit à la consommation

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Le Sénat s'attaque aux dérives du crédit à la consommation
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Le Sénat a adopté mercredi le projet de loi de la ministre de l'Economie Christine Lagarde sur le crédit à la consommation.

Le texte était très attendu par les associations de consommateurs et les parlementaires sur fond de crise financière. Le Sénat a adopté mercredi en première lecture le projet de loi sur le crédit à la consommation.

En retrait sur la plupart des propositions parlementaires, ce projet a suscité une certaine déception. Beaucoup réclamaient le découplage cartes de crédit-cartes de fidélité, une réforme du taux de l'usure (taux d'intérêt maximum fixés par la loi et proches de 20%) et la création d'un fichier positif recensant l'ensemble des crédits aux particuliers.

Tout au long du débat, l'opposition est montée au créneau, jugeant ces mesures insuffisantes, réclamant une "véritable réforme du taux de l'usure pour le faire baisser". Nicole Bricq, pour le PS, a défendu l'idée d'un "crédit social" inférieur à 3.000 euros avec un taux plafonné destiné à "faire sortir du crédit revolving les personnes démunies qui n'ont rien à y faire, mais qui y ont recours faute de crédit adéquat".

La ministre de l'Economie a mis en garde contre "la tentation" de "trop en faire", rappelant la nécessité de naviguer "entre deux impératifs, maintenir le crédit à la consommation, l'assainir et protéger les consommateurs".