Le remaniement écarté pour l'instant

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Le remaniement écarté pour l'instant
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"Travaillons d'abord", a déclaré Jean-Marc Ayrault. François Hollande a botté en touche.

Le remaniement, la droite le réclame. L'incendie déclenché par les aveux mardi de Jérôme Cahuzac et ravivé jeudi par l'affaire "Offshore leaks" : l'opposition continue de réclamer à cor et à cri de François Hollande des gestes forts, avec un remaniement.

Pour en savoir plus sur les deux dossiers explosifs :

>> Augier : "il n'y a aucune interférence"

>> Affaire Cahuzac : Hollande au courant ?

Ayrault refuse de "spéculer". "Travaillons d'abord à ce que nous avons à faire avant de spéculer", a répondu le Premier ministre à des journalistes qui l'interrogeaient sur un éventuel remaniement, en marge de la visite d'un centre d'hébergement d'urgence de l'Armée du Salut dans le XIXe arrondissement de Paris. "Depuis que ce scandale s'est produit, c'est-à-dire la trahison d'un ministre (....) c'est une grande tristesse qui s'est emparée de nous", a expliqué le chef du gouvernement. Selon lui, "nos concitoyens attendent de la politique l'exemplarité, l'engagement, que l'on consacre notre énergie à une seule cause, être au service des Français". "Si je suis venu ici, dans ce centre d'hébergement d'urgence de l'Armée du Salut, c'est pour dire que malgré ce qui s'est passé et qui est particulièrement scandaleux (...) je me consacre à ce qui est l'essentiel de ma tâche, c'est-à-dire d'être au service des Françaises et des Français", a fait valoir Jean-Marc Ayrault.

Et Hollande élude. "Il n'y a pas de décision à prendre en ce qui concerne le fonctionnement du gouvernement", a dit le président français lors d'une conférence de presse à l'issue d'une visite officielle au Maroc. François Hollande a estimé que l'affaire Cahuzac relevait d'une faute "individuelle" de l'ex-ministre du Budget et ne mettait pas en cause le fonctionnement du gouvernement.

Peu après, l'un de ses conseillers s'est fait plus précis :



Qu'en disent les experts ? "On n'a jamais vu un remaniement remonter une cote de popularité", décrypte Frédéric Dabi, de l'institut de sondage Ifop, pour qui la situation économique et le chômage pèseront beaucoup plus que la mise en examen de l'ex-ministre du budget Jérôme Cahuzac pour blanchiment de fraude fiscale. Un avis partagé par Gaël Sliman, de BVA, pour qui l'affaire Jérôme Cahuzac, qui a admis avoir un compte à l'étranger depuis 20 ans, "n'est qu'une mauvaise cerise sur un mauvais gâteau" et selon qui un remaniement rapide serait un "mauvais choix". D'autant qu'il priverait le chef de l'Etat d'une "cartouche" utile pour plus tard, à mi-quinquennat.

>> Et pourquoi pas un remaniement ?