"Le punching ball d'Aubry"

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"Le punching ball d'Aubry"
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"C'est un complot monté par Aubry", a dénoncé Georges Frêche vendredi sur Europe 1.

"C’est un complot monté par Martine Aubry. Elle ne peut pas m’atteindre. Alors elle veut exclure tous les socialistes de Languedoc-Roussillon. Elle a peur qu’ils ne votent pas pour elle lors des primaires pour la présidentielle" de 2012, a lancé vendredi, sur Europe 1, Georges Frêche, au sujet de la première secrétaire du parti socialiste.

"Je suis le Villepin de Martine Aubry"

"On m’utilise comme tête de Turc pour la campagne présidentielle. Moi j’ai autre chose à faire que de servir punching ball à Martine Aubry", a martelé le président sortant de la région Languedoc-Roussillon, avant d'ajouter : "je suis le Villepin de Martine Aubry".

Jeudi, Georges Frêche a été lâché par le parti socialiste après la publication d’une petite phrase rapportée par L'Express : "voter pour ce mec en Haute-Normandie me poserait un problème, il a une tronche pas catholique", avait-il affirmé à l'adresse de l'ex-Premier ministre Laurent Fabius, d'origine juive.

En réaction, Martine Aubry a pris la décision, à six semaines des régionales, "de demander à Hélène Mandroux", maire PS de Montpellier, de "conduire une liste de rassemblement de la gauche et des écologistes" concurrente de celle de Georges Frêche.

"Il n’y a pas eu de dérapage"

"Ici, les gens m’aiment. Je parle comme je parle. Je parle le français", lui a répondu Georges Frêche dénonçant un divorce entre la province et "les élites de Paris".

Pour lui, l’expression "pas très catholique", est une "expression courante. J’ai regardé dans tous les dictionnaires", s’est-il défendu.

En somme, "je suis comme Chirac en 95, j’ai plein de couteaux dans le dos mais je suis debout. Et les couteaux vont tomber", s’est-il encore indigné lançant une dernière pique à la maire de Montpellier Hélène Mandroux : "elle, elle ne représente pas grand-chose !", a-t-il estimé.