Le PS dénonce le discours "faussement musclé" de Sarkozy

  • A
  • A
Le PS dénonce le discours "faussement musclé" de Sarkozy
Partagez sur :

Le Parti socialiste a dénoncé jeudi le discours "faussement musclé" du président Nicolas Sarkozy et son refus de constater "l'échec de sa politique" sécuritaire.

"Nicolas Sarkozy, pour la énième fois, vient de détailler ses "nouvelles mesures" pour la sécurité en France. Ce ne fut, une fois de plus, qu'un discours faussement musclé, mouvements de menton à l'appui et propos à l'emporte-pièce", a souligné le secrétaire national du PS à la sécurité, Jean-Jacques Urvoas, après le discours du chef de l’Etat sur la sécurité jeudi matin.

"Chez lui, la forme masque le fond. Au lieu de constater l'échec de sa politique, il annonce à chaque nouvel épisode de violence le renforcement de son arsenal répressif. Une nouvelle loi, un nouveau décret, de nouvelles directives, toujours plus restrictives. Et sans plus de succès que les précédents", a indiqué le secrétaire national dans un communiqué.

Selon le PS, "la réalité, c'est qu'en sept ans, il a fait voter 14 lois, procéder à 116 modifications du code pénal et qu'en dépit de cet activisme législatif confinant à l'intempérance, l'inexorable montée en puissance des délits les plus graves, les "violences physiques non crapuleuses" ont crû de plus de 46% depuis 2003!".

Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre a rapidement répondu aux critiques de l'opposition : "Critiquer par principe les solutions proposées par le Président de la République et le gouvernement sur ces sujets qui concernent les Français les plus fragiles c'est une attitude anti-républicaine" a-t-il déclaré jeudi. "Face à l'introduction des armes à l'école et les bandes qui font régner la violence, le PS choisit résolument la politique de l'autruche là où la majorité présidentielle a choisi résolument l'action" a-t-il ajouté.

L'eurodéputé Daniel Cohn-Bendit, chef de file d'Europe Ecologie pour les européennes en Ile-de-France, a quant à lui jugé que les propositions de Nicolas Sarkozy contre la violence dans les établissements scolaires n'avaient "ni queue, ni tête" et avaient "mauvais goût".Selon lui, "la seule solution contre la violence à l'école, c'est de donner plus d'enseignants, de réduire le nombre d'élèves dans les classes, de faire des écoles des lieux d'enseignement et de convivialité, d'auto-responsabilisation des jeunes". "Ca, c'est un plan de prévention, le reste, c'est mentir", a-t-il dit.