Le poker menteur des politiques

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Le poker menteur des politiques
@ EUROPE1/REUTERS/MAXPPP
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Retour sur les petites phrases qui ont marqué la semaine, cartes en mains.

Qui perd gagne. "J'ai voté pour Eva Joly parce que je croyais qu'elle allait perdre". De Daniel Cohn-Bendit a propos de la primaire d’Europe Ecologie Les Verts qui a opposé Nicolas Hulot à Eva Joly.

Le grand bluff. "Nicolas Sarkozy est aussi légitime pour imposer la règle d'or de maîtrise des déficits que Mesrine pour réformer le code pénal". De Marine Le Pen, présidente du Front National, à propos de l’insistance de l’Elysée à vouloir rassembler tous les courants politiques pour faire adopter une loi interdisant les déficits budgétaires.

Les bandits manchots. "Le pacte de stabilité financière était devenu un pacte de tricheurs et de menteurs, puisque certains Etats, comme la Grèce, maquillaient leurs comptes pour dissimuler l’ampleur de leurs déficit et de leur dette publique. Le tout avec une sorte de complicité des partenaires". Du sénateur et président de la commission des Finances, Jean Arthuis, à propos des règles budgétaires européennes, mardi sur Europe 1.

Rien ne va plus, la banque saute. "Face à la crise historique que traverse la zone euro, la rencontre entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel marque un nouveau sommet d'impuissance". D’Harlem Désir, premier secrétaire par intérim du PS, à propos de la rencontre entre la chancelière allemande et le président français consacré à la crise de la dette.

Ne pas quitter la table de jeu trop tôt. "Je n'aurais pas dû partir en vacances. C'était une erreur". De Mikhail Gorbachev, dernier président de l’URSS, à propos du coup d'Etat d'août 1991, au cours duquel les putschistes avaient profité de ses vacances en Crimée pour prendre le pouvoir.

Jeu en contre. "Tout ce que j'aimais, il le méprisait, tout ce que je trouvais secondaire et vain, il l'adorait". De François Bayrou, président du MoDem, dans son livre "2012 Etat d'urgence", à propos de ses rapports avec Nicolas Sarkozy.

Casino ou sanatorium de Deauville ? "C'est une situation normale pour un parti politique, ce n'est pas un sanatorium ! C'est normal qu'il y ait des discussions. Ce sont des êtres humains, il y a eu une primaire et les blessures ressortent... Voilà, il y a des difficultés, mais ça tourne toujours autour du thème 'Hulot', à part ça il n'y a pas de grande agressivité". De Daniel Cohn Bendit à propos de l’ambiance à l’université d’été d’EELV, jeudi sur Europe 1.

Joueur agressif. "Mourinho est un fléau pour le football espagnol". De Carles Vilarrubi, vice-président du FC Barcelone à propos de l’entraineur du Real Madrid, qui a agressé l’adjoint de son homologue barcelonais lors de la Supercoupe d’Espagne de football.

All in. "Simplement la bouteille était trop petite, alors c’est vrai que ça a débordé. Il était gêné, il a voulu nettoyer. C’était très gênant et humiliant pour lui". De l’acteur Edouard Baer, jeudi sur Europe 1, à propos de Gérard Depardieu, qui a uriné en plein vol, faute d’avoir accès aux toilettes.