Le plan de Christophe Castaner pour redresser La République en marche

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Le plan de Christophe Castaner pour redresser La République en marche
Christophe Castaner a été élu délégué général de La République en marche, samedi à Lyon.@ JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP
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Le nouveau délégué général de la République en marche avance son plan pour insuffler un nouvel élan au parti présidentiel. 

La République en marche (LREM) a porté à sa tête samedi Christophe Castaner. Et le parti présidentiel compte sur ce proche d'Emmanuel Macron pour lui donner un nouvel élan après les critiques essuyées sur son absence du paysage politique et son manque de démocratie interne. Dans les colonnes du JDD, le nouveau délégué général de LREM explique son plan de bataille pour remettre le parti sur de bons rails. 

"Nous avons commis des erreurs". Christophe Castaner veut "retrouver l’âme d’En marche". Et d'expliquer au JDD vouloir s'appuyer sur "un ensemble de principes, de règles de fonctionnement qui doivent être aujourd’hui complétées, mais en aucun cas abandonnées. Ces derniers mois, nous avons commis des erreurs". "Trop de choses ont été laissées de côté", poursuit-il. 

S'appuyer sur les "adhérents". "Nous n’avons pas été assez en soutien de nos adhérents", assume le quinquagénaire volubile dans le JDD. "Ma première priorité, c’est donc de retrouver l’ADN du mouvement : ouvert, libre, bienveillant, proche des territoires et utile aux citoyens". "Je veux que chaque adhérent puisse trouver une réponse à ses questions, se sentir utile, qu’ils puissent aussi s’engager sur le terrain du commun", explique encore Castaner. "On doit s’emparer de quelques grandes causes et les accompagner."

"Un tour de France des départements". Pour mettre en oeuvre son plan, le nouveau délégué général de LREM va aller sur le terrain. "Je ferai un tour de France des départements, à la rencontre des militants", promet-il. "Je serai aussi très vite une voix pour incarner le mouvement et défendre la majorité".

Vers un départ du gouvernement ? Ses nouvelles fonctions, non rémunérées, vont l'obliger à abandonner au moins le porte-parolat et certains, y compris dans son camp, poussent pour un départ du gouvernement en jugeant sa casquette de chef de parti incompatible avec son secrétariat d'État. Sur ce point, la décision n'a pas encore été prise, comme le principal intéressé l'a expliqué samedi soir sur France 2 mais elle le sera "dans les heures, les jours qui viennent".