Le ping-pong entre Le Pen et Pulvar continue

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Le ping-pong entre Le Pen et Pulvar continue
Jointe par Europe1, Audrey Pulvar a interpellé Marine Le Pen après son agression. La patronne du FN a répondu à la journaliste depuis les studios d'Europe1.@ MAXPPP
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Pour la patronne du FN, la journaliste utilise de façon "indigne" son agression.

"Madame Le Pen, cautionnez-vous ?" Après son agression mardi soir aux côtés de son compagnon Arnaud Montebourg, la journaliste Audrey Pulvar a immédiatement interpellé la patronne du FN sur son compte Twitter. D'après la journaliste, en effet, la quinzaine d'individus qui a pris le couple à partie scandait des injures antisémites et des slogans favorables au FN.

La mise en cause du FN par Audrey Pulvar a déclenché un ping-pong de plusieurs heures entre la journaliste et la politique par médias et réseau social interposés :

Acte I. Pulvar met en cause le FN... "Nous avons été pris à partie par une quinzaine d'individus aux cris de 'La France aux Français' et autres 'Le Pen président'", a écrit Audrey Pulvar sur le réseau social après son agression mardi soir. "Parmi les chants scandés sur notre passage : 'Jean-Marie nous a donné la permission de minuit pour chasser les youpins de Paris'", a relevé la journaliste qui assure "nous avons essuyé des jets de verres qui se sont brisés dans notre dos". Arnaud Montebourg a confirmé mercredi en fin de matinée le récit de sa compagne en mettant, lui aussi, le FN en cause.

"Des gens se réclamant apparemment du FN"

... et appelle Le Pen à réagir. Jointe par Europe1 mercredi matin, la journaliste a, de nouveau, demandé à Marine Le Pen de "clarifier sa position" par rapport à "un incident comme celui-là". "Au-delà de mon cas personnel, quelle est sa réaction quant au fait que des gens qui apparemment se réclament du FN tiennent de tels propos ?", a interrogé la journaliste.

Marine Le Pen juge les accusations "très graves"

Acte II. Le Pen condamne l'agression... mais juge "grave" l'accusation de Pulvar. Justement invitée mercredi matin dans les studios d'Europe1, Marine le Pen a "condamné" l'agression avant de pointer "les accusations très graves de Madame Pulvar" et de demander, à son tour, des explications à la journaliste.

"S'il suffit d'aller agresser quelqu'un en criant 'Le Pen président' pour que je sois responsable, l'Etat de droit a reculé" en France, a encore dénoncé la leader frontiste. "J'aimerais aussi que l'ensemble des responsables politiques condamnent de façon générale les violences qui sont commises à l'égard des candidats", a poursuivi Marine Le Pen en affirmant : "c'est en général moi qui en suis victime de manière systématique, souvent de la part, il faut bien le dire, d'organisations de gauche".

"Je ne souhaite pas polémiquer avec Mme Le Pen mais..."

Acte III. Pulvar dénonce les comparaisons de Le Pen. Toujours sur Twitter, Audrey Pulvar a réagi à l'intervention de la candidate du FN en écrivant : "Marine Le Pen me demande à mon tour de condamner les agressions dont elle est victime. Je ne souhaite pas polémiquer avec Mme Le Pen mais a-t-elle jamais été entourée de gens vociférant qui la traitaient de 'juden' ou de 'négresse' aux cris de Audrey présidente ? Suis-je à la tête d'un parti politique prônant la France aux Français ?"

"Indigne" dénonce Marine Le Pen 

Acte IV. Le Pen dénonce une utilisation "indigne" de l'affaire par Pulvar. Interrogée mercredi midi, en marge interview télévisée à Paris, sur l'ampleur prise par l'affaire, la présidente du Front national a estimé que l'affaire était "utilisée de manière absolument scandaleuse et indigne par Madame Pulvar qui sort totalement de son rôle de journaliste, et son compagnon Monsieur Montebourg". "Tenter de venir chercher ma responsabilité est indigne de leur part à tous deux. J'aurais bien aimé d'ailleurs entendre Madame Pulvar s'indigner lorsque les amis de sa famille de pensée m'ont attaquée à La Réunion", a-t-elle poursuivi.

De nombreuses personnalités politiques ont immédiatement réagi à la nouvelle de l'agression d'Audrey Pulvar et d'Arnaud Montebourg. Via Twitter, la journaliste les a remercié de leur soutien.