Le père de MAM au secours de sa fille

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Le père de MAM au secours de sa fille
@ REUTERS
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EXCLU - Bernard Marie assure être "seul responsable" dans l'affaire des vacances en Tunisie.

"Ma femme et moi sommes les seuls responsables". Le père de Michèle Alliot-Marie a réagi, en exclusivité, sur l'antenne d'Europe 1 mardi soir et mercredi matin aux nouvelles révélations du Canard Enchaîné. Le journal satirique assure, dans son édition de mercredi, que les parents de la ministre des Affaires étrangères ont acheté les parts d'une société civile immobilière à l'homme d'affaires Aziz Miled lors de leurs vacances en Tunisie, avec leur fille et leur gendre, à Noël.

Aziz Miled, un "ami" de Bernard Marie

Bernard Marie assure, sur Europe 1, qu'Aziz Miled est un "ami", qu'il "connaît depuis très longtemps". Cet été, il lui aurait fait part de sa volonté d'acheter un bien immobilier en Tunisie. "Et là, Aziz Miled m'a dit, 'je vais vous montrer une promotion que je vais faire' (...) Ça s'est passé pratiquement fin août et on n'avait pas le temps de faire autre chose. Il m'a dit 'je me charge de tout, je vais créer une SCI dont on vous cédera les parts qui vous donneront une option sur l'achat d'un appartement'", a expliqué Bernard Marie mercredi sur Europe 1.

"Je voulais acheter quelque chose cet été" :

Pour conclure la transaction, les parents de Michèle Alliot-Marie ont fait "légaliser la signature" à Tabarka, comme cela se fait normalement quand les signatures ne sont pas "connues".

Bernard Marie explique que sa fille a voulu protéger ses parents de toute polémique car "elle considère que nous sommes âgés", dit-il. Mais l'ancien maire de Saint-Jean-de-Luz estime de son devoir de sortir du silence pour dédouaner sa fille. "Si je ne le fais pas, on va le retourner, non pas contre moi dont on se fout éperdument, mais contre ma fille pour essayer encore une fois de l'accabler pour des faits qu'elle n'a pas commis", justifie-t-il.

"J'engueulerais bien ma fille" :

"Nous avons 93 ans, c’est du soleil qu’il nous faut"

Bernard Marie s'est également expliqué, mardi sur Europe 1, sur le choix des vacances de la famille en Tunisie. Contredisant au passage la version donnée par sa fille quand l'affaire a éclaté. "Le 15 décembre, on devait - Michèle, Patrick [Ollier, le compagnon de la ministre, lui-même au gouvernement, NDLR] et nous-mêmes - passer nos vacances en Dordogne. Vu le temps qu’il faisait, on s’est dit 'on ne va pas se geler en Dordogne'. Nous-mêmes avons 93 ans : c’est d’avantage du soleil qu’il nous faut", assure le père de la ministre.

C’est alors que Bernard Marie raconte s'être "tourné, par conséquent, vers un ami qui s’appelle Monsieur Miled, que je connais depuis très longtemps et chez qui nous étions déjà allés. Il était d’ailleurs aussi venu chez moi, par le même jet". Le père de Michèle Alliot-Marie, prenant à revers la version donnée jusqu'alors par sa fille, raconte alors avoir téléphoné à l’homme d’affaires tunisien en disant : "je voudrais aller à Djerba. Est-ce que vous pouvez me trouver quelque chose là-bas ? Il m’a dit : 'mais pourquoi Djerba ? Il fait aussi chaud à Hammamet ou Tabarka, où j’ai un hôtel'". C'est ainsi que la famille a fait le choix d'aller en Tunisie.

"Tout le reste, ce sont des histoires" :

"Miled a organisé notre séjour, à ma demande"

"C’est à ma demande que Monsieur Miled a organisé notre séjour ensemble dans un hôtel", a précisé Bernard Marie avant d'indiquer qu'à leur arrivée à Tunis, c'est l'homme d'affaires qui leur a proposé de les emmener directement à Tabarka "pour (leur) économiser à (sa) femme et à (lui-même) deux heures et demie de voiture en pleine nuit". "Je ne vois pas pourquoi ma fille et mon gendre auraient pris la route alors que Monsieur Miled mettait son avion à notre disposition pour nous amener là-bas. Ça paraît tout à fait normal", a-t-il ajouté.

Michèle Alliot-Marie a de son côté défendu "la vie privée" de ses parents. "Les acquisitions qu'ils effectuent pour eux-mêmes ne concernent qu'eux, et personne d'autre", dit-elle dans un communiqué. "Je ne peux concevoir que l’on puisse s’attaquer (...) à mes parents", fustige la ministre. "Quand on a fini de passer ma vie, y compris privée, au peigne fin, c’est sur celle de mes parents qu’on enquête."