Le Pen : "Sarkozy commence une carrière d'humoriste"

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Le Pen : "Sarkozy commence une carrière d'humoriste"
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INTERVIEW E1 - La présidente du Front national a rebondi sur les propos de l’ancien président, qui estime qu'elle est désormais "d'extrême gauche".

L'INFO. Elle n'a de cesse de se plaindre de voir son parti qualifié d'extrême-droite. Lundi soir, Marine Le Pen a dû entendre avec le sourire Nicolas Sarkozy assurer, lors d'un meeting à Nancy, qu'"elle est d'extrême-gauche. Elle a le programme économique de Mélenchon. Elle veut la retraite à 60 ans et le smic à 2.000 euros ".

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"Cela me fait penser au général de Gaulle". Invitée du "Club de la Presse" sur 'Europe 1 mardi soir, la présidente du Front national a commencé par sourire franchement en réécoutant l'ancien chef de l'Etat. "Il va commencer une nouvelle carrière Nicolas Sarkozy, une carrière d'humoriste ! Tout ce qui est excessif est dérisoire. Mais cela me fait penser au général de Gaulle. Une partie le traitait de bolchevik, l'autre de fasciste. Je pense que quand on est en même temps traité d'extrême-droite et d'extrême-gauche, c'est que l'on st sur la bonne ligne, celle de l'intérêt des Français, du ni droite ni gauche."

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"Sarkozy est déconnecté de la réalité." Un peu plus loin, l'eurodéputée, moins souriante, a estimé que "si Nicolas Sarkozy trouve merveilleux que le salaire moyen des non cadres s'évalue à 1.500 euros et des poussières, c'est qu'il n'est pas dans la vraie vie. Mais c'est vrai que quand on fait des conférences à 100.000 euros, on ne sait pas qu'avec 1.500 euros c'est extrêmement difficile de vivre... Il est déconnecté de la réalité. Il fréquente des gens dont il défend les intérêts, qui sont bien différents de ceux du peuple".

"Je n'en veux plus de Schengen !" Interrogée sur un point clé de son programme économique – la sortie de la France de la zone euro -, et notamment sur les modalités d'application d'une telle mesure, Marine Le Pen a expliqué que "si elle est élue présidente de la République demain, j'organise dans les 6 mois un référendum. Ce référendum portera sur la sortie de l'Union européenne. Avant cela, j'irai voir les instances européennes pour leur expliquer que je veux récupérer quatre souverainetés, et que ce n'est pas négociable, car elles appartiennent aux Français : la souveraineté monétaire, territoriale - je n'en veux plus de Schengen ! -, législative et économique. Si l'Europe me dit non, je dirai aux Français que je ne peux pas gouverner donc je les appelle à sortir de l'UE".

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Et si les Français venaient à lui dire non par voie référendaire ? "Alors cela se fera sans moi car je ne suis pas merlin l'enchanteur. Si je n'ai pas le levier de vitesse, le volant, la pédale d'accélérateur et le frein, je ne peux pas conduire le bolide car il est devenu une carcasse vide". Ce qui voudrait donc dire qu'elle pourrait n'être présidente que six mois ? "La politique, c'est aussi cela ! Etre capable de dire la vérité aux Français !"

"Je ne cesse de rassembler autour de moi". Alors que les sondages la qualifient, pour le moment, pour le second tour de l'élection présidentielle en 2017, Marine Le Pen envisage-t-elle de nouer des alliances afin de conquérir le pouvoir et entrer à l'Elysée, comme l'ont fait tous les anciens chefs de l'Etat ? "Les choses ont changé. Vous ne mesurez pas à sa juste valeur la désaffection des Français pour les partis politiques. Je ne cesse de rassembler autour de moi, de voir arriver des gens de gauche, de droite."

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