Le Pen : "l’Etat lève l’impôt islamique"

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Le Pen : "l’Etat lève l’impôt islamique"
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La vice-présidente du FN est revenue sur Europe 1 sur la polémique autour des Quick 100% halal.

"Ce que je trouve scandaleux dans cette affaire, c’est que Quick est une entreprise qui appartient à l’Etat, puisque l’Etat en est propriétaire par l’intermédiaire de la Caisse de dépôt et des consignations" s’est emporté Marine Le Pen, jeudi, sur Europe 1, au sujet des sandwichs 100% halal. "Cela veut dire que c’est l’Etat qui lève l’impôt islamique puisqu’à chaque fois qu’on achète de la viande halal, on verse une taxe aux organismes de certification musulman" a précisé la vice-présidente du FN.

"Aujourd’hui, le problème du Quick est symbolique". Ce qu’il faut, c’est mener une grande politique de lutte contre le communautarisme" a-t-elle encore assuré. Et la vice-présidente du Front de dénoncer "l’islamisation à marche forcée".

Les régionales

Marine Le Pen est ambitieuse pour les régionales, espérant la présence au second tour du FN dans plus de la moitié des régions (NDLR: en 2004, le Front avait provoqué des triangulaires dans 17 régions sur 22). Une manière pour Marine Le Pen de "montrer que le Front est sorti du trou d’air des législatives de 2007". Les derniers sondages créditent le parti d’extrême droite de 9 à 10% des suffrages exprimés au premier tour des régionales, soit 6% de moins qu’en 2004, lors des précédentes régionales.

Tuer le père ?

Interrogé sur "le fait de vouloir tuer le père", Marine Le Pen s’en est amusé : "je n’ai pas l’intention de tuer mon père" a expliqué la vice-présidente du FN, soulignant toutefois que ce dernier "avait indiqué qu’il ne se représenterait plus à la tête du parti". En région Nord Pas de Calais, la tête de liste FN veut dépasser les 15%. "J’ai envie de faire un bon score parce que c’est une fenêtre qui s’ouvre sur l’avenir" a indiqué la conseillère municipale d'Hénin-Beaumont, non sans cacher ses ambitions.

Au sujet de la politique européenne et la crise traversée par la Grèce, Marine Le Pen a, une nouvelle fois, fustigé l’euro, "l’escroquerie du siècle" : "on nous a vendu la croissance, la prospérité et au final, il ne nous a apporté sur son passage que ravages et baisse du pouvoir d’achat", a fustigé la députée européenne, sur un ton rappelant celui …de son père.