Le Pen : "je peux être au second tour"

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Le Pen : "je peux être au second tour"
@ Europe 1
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Alors que sa campagne connaît quelques difficultés, la candidate FN maintient le cap.

"Mon père et moi n’avons pas le même caractère"

Une campagne au point mort ? "Le second tour est encore ouvert, j'ai la possibilité d'être au second tour". Alors que sa campagne semble patiner, Marine Le Pen réaffirme qu'elle croit en ses chances de passer le 1er tour de la présidentielle. "Je ne connais pas beaucoup de sondeurs qui seraient prêts à parier leur chemise que ce ne sera pas le cas", ironise-t-elle.

Parrainages. A la question de savoir combien de parrainages elle a en sa possession, la candidate FN affirme "s’approcher" des 500 signatures nécessaires, mais refuse de donner un chiffre : "je ne peux pas vous le dire. Je le dirai demain. Demain, je ferai un bilan très précis du nombre de parrainages qui sont en ma possession".

"J'ai la possibilité d'être au second tour" :

Jean-Marie Le Pen. L’ancien président du Front national fait un retour en force dans la campagne, avec des propos qui ont suscité de vives réactions. Marine Le Pen prend une nouvelle fois ses distances. "Il intervient dans la campagne avec son caractère, ses qualités et ses défauts que tous les Français connaissent. Je crois que les Français savent que nous n’avons pas le même caractère, que nous n’avons pas la même personnalité, et ils savent que c’est moi qui suis candidate à l’élection présidentielle", confie Marine Le Pen, avant d’ajouter : "c’est un père aimant".

"Sarkozy n’a fait aucune des réformes promises"

Les propositions de Nicolas Sarkozy sur l’école. Le président-candidat propose que désormais tout enseignant qui voudra travailler davantage  puisse le faire avec 26 heures de présence dans l'établissement au lieu de 18 heures de cours, avec en contrepartie une augmentation de son traitement de 25%. "Bien sûr qu’on peut réformer l’école, le pays. Nicolas Sarkozy n’a jamais voulu le faire, c’est tout. Il avait une occasion extraordinaire en 2007 (…) il n’a fait aucune des réformes qu’il avait promises", tacle Marine Le Pen.

Bachar al-Assad "ne peut rester"

La répression syrienne."Je condamne les violences et les meurtres qui sont effectués contre les civils. Bien sûr je les condamne", assure Marine Le Pen, alors que son père refuse, lui, de condamner la Syrie de Bachar al-Assad.

A la question, "est-ce que vous souhaitez qu'il (Bachar al-Assad) quitte le pouvoir ?", la candidate du FN répond : "je crois qu'il ne peut plus faire autrement maintenant. Il ne me semble pas possible en l'occurrence qu'il puisse rester dans les conditions dans lesquelles il est aujourd'hui". Marine Le Pen "ne croit" toutefois pas "à une intervention internationale notamment de la part de l'Europe".

Au passage, cette dernière tente d'expliquer les prises de position de son père sur ce dossier. "Jean-Marie Le Pen est attaché à la souveraineté des peuples". Visiblement irritée par le sujet, Marine Le Pen poursuit : "Si vous voulez que je vous dise 'je suis pour la paix dans le monde', sauf que je ne suis pas candidate à Miss France, je suis candidate à l'élection présidentielle. (...) Si vous nous dites qu'il y a les gentils d'un côté et les méchants de l'autre, c'est que vous n'avez pas pris la mesure des difficultés", réplique-t-elle, interpellée sur le soutien de Jean-Marie Le Pen aux anciennes dictatures libyenne ou encore irakienne.

L’Iran et le nucléaire. La candidate FN ne soutient pas d’éventuelles frappes d’Israël contre les installations nucléaires de l’Iran. "Il y a toute une série de spécialistes qui considèrent que l’Iran a renoncé à se doter de la bombe nucléaire et qu’ils développent un nucléaire civil. (…) Je suis contre des frappes parce que je pense que c’est une poudrière, et que ça pourrait mettre la région à feu et à sang", explique Marine Le Pen.