Le Parti radical vote son indépendance

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Le Parti radical vote son indépendance
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Le mouvement de Borloo entre dans la Confédération des centres et s’éloigne de l’UMP.

Le clan Borloo prend ses distances avec l’UMP. Samedi, le Parti radical, présidé par Jean-Louis Borloo, a voté samedi à Paris lors de son 111ème congrès son entrée dans la Confédération des centres, regroupement de partis de centre-droit, et son indépendance vis à vis de l'UMP, auquel il était associé depuis sa création, en 2002.

Le millier de délégués radicaux réunis dans le 15ème arrondissement de Paris a adopté une motion décidant "dès à présent l'indépendance du Parti radical à l'égard de l'UMP" et "la constitution d'une Alliance républicaine, écologique et sociale".

Pour une candidature de Borloo en 2012

Le texte, adopté par 93% des votants - 4% se prononçant contre et 3% s'abstenant -, demande également à "Jean-Louis Borloo de se porter candidat à l'élection présidentielle de 2012".

"Je suis serein car je n'ai jamais vu le PR manquer un rendez-vous avec l'histoire. Et justement, c'est l'histoire qui frappe à notre porte", avait lancé Jean-Louis Borloo avant le vote.

Une "nouvelle offre politique"

Après le scrutin, le président des radicaux a salué "un vote qui vous oblige et nous oblige". "Oui, il y a à compter d'aujourd'hui une nouvelle offre politique française", a-t-il lancé.

Borloo candidat ?

Sur sa candidature à la présidentielle, Jean-Louis Borloo a annoncé qu'il se prononcerait entre l'été et l'automne. "J'ai bien entendu le message. Laissez-moi y réfléchir encore un peu car ce sont des choses graves, des responsabilités importantes qui n'engagent pas que moi-même", a-t-il ajouté.

Depuis 2002, s'il est toujours resté un parti de plein exercice, le financement du PR était constitué pour l'essentiel de subventions versées par l'UMP (1 million d'euros) et les investitures électorales étaient communes.

La double adhésion (radical-UMP) a également été de règle jusqu'en 2007 où elle est devenue optionnelle. Résultat, aujourd'hui, 50% des membres du PR ne sont déjà plus à l'UMP. Pour les autres, dont les parlementaires, le PR prévoit la possibilité de conserver la double appartenance jusqu'au 31 décembre 2011, fin du contrat les liant à l'UMP. De quoi rassurer certains députés, comme Jean Leonetti, inquiets du virage stratégique pris par Jean-Louis Borloo.

Un divorce à l'amiable

Si son pparti choisit l'indépendance, Jean-Louis Borloo a bien préciosé samedi qu'il ne renait pas son alliance passée avec l'UMP. "Ne comptez pas sur moi pour renier tout ce que nous avons fait ensemble, pour renier les neuf années de gouvernement qui ont été pour moi des années extraordinaires sur des programmes que j’ai adorés (...) Nous attendons le même respect de leur part (ndlr les membres de l'UMP)", a-t-il lancé samedi.

Une stratégie opposée à celle de François Bayrou, qui, lui prône l'alternance, et parle au micro d'Europe 1 de "manoeuvres", selon lui "faites pour essayer de ramener au bercail erles voix de ceux qui veulent le changement".