Le NPA veut tourner la page avec Poutou

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avec Camille Langlade
Après la décision de Besancenot de ne pas se présenter, le parti est au bord de l'implosion.

Il s'appelle Philippe Poutou. Cet ouvrier de l'usine Ford de Blanquefort en Gironde, inconnu du grand public, a été désigné samedi par le Nouveau Parti Anticapitaliste comme candidat à la présidentielle de 2012. Un parti au bord de l'implosion et qui a du mal à tourner la page Besancenot.

La décision de Besancenot critiquée

Dans les rangs du NPA, les langues se délient pour critiquer la décision du facteur de Neuilly de ne pas porter à nouveau les couleurs du parti à la présidentielle 2012. "Besancenot ouvre un boulevard à Mélenchon, mais il ne veut pas de concurrence avec lui", regrette un cadre du parti.

L'un des proches de l'ancien porte-parole, Pierre-François Grond, digère mal la décision d'Olivier Besancenot. "Il représentait tellement de choses dans notre histoire qu'il est évident que ça crée un vide. La question est de savoir si on réussir à se mettre d'accord pour remplir ce vide. Pour ça, comme c'est un très grand vide, il faut un rassemblement du parti. Mais là pour l'instant, c'est un peu compliqué", estime-t-il sur Europe 1.

Quelle stratégie pour le NPA ?

La stratégie du NPA pour la présidentielle reste encore floue. Le nouveau candidat, Philippe Poutou, peu connu dans le parti, ne fait pas l'unanimité. Et une frange du NPA se tourne naturellement vers son voisin du Front de Gauche. "Jean-Luc Mélenchon n'est pas un ennemi, même si on n'est pas d'accord avec lui. (...) Le problème, c'est de savoir comment retrouver de l'élan. Et ça passe sans doute par renouer le dialogue avec d'autres formations politiques que la notre, comme le Front de Gauche par exemple", propose un autre proche de Besancenot, Fred Borras.

Reste désormais au NPA à trouver les 500 signatures nécessaires pour pouvoir se présenter en 2012.