Le NPA en crise

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Le NPA en crise
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En perte de leadership à gauche de la gauche et en proie à des désaccords internes, le parti est en passe de devenir ingouvernable.

Face au trio PCF-Parti de gauche-Gauche unitaire qui partira rassemblé dans la plupart des régions aux prochaines élections, le NPA d'Olivier Besancenot, isolé, semble perdre son leadership de la gauche radicale, déjà entamé aux européennes.

A l’intérieur du parti, les militants NPA viennent également de mettre leur direction en minoritésur sa stratégie aux régionales. Appelant à l'unité mais refusant tout accord de gestion avec le PS et Europe-Ecologie, ce qui empêche une alliance avec le Front de gauche PCF-PG-GU, les leaders du parti n'ont obtenu que 36,3% des suffrages lors du vote des militants, la semaine dernière.

Face à la direction, 31,5% des militants se sont, eux, prononcés pour l'union avec le Front de gauche, traduisant une percée du courant unitaire depuis le congrès de fondation du NPA en février. Pour réunifier le parti entre ces différents courants, une "motion de synthèse" doit être adoptée dimanche prochain par le parlement du NPA.

Le parti d’Olivier Besancenot, désormais dans une "crise majeure", est allé "jusqu'au bout de l'impasse en jouant la comédie de l'unité", accuse l'ex-NPA Christian Picquet (GU). Selon lui, "l'image du NPA et de son leader sont en train d'être atteintes". "Au-delà de postures sympathiques de soutien aux luttes sociales", "à quoi sert Olivier Besancenot?", demande-t-il.

Dans le dernier sondage Ifop, le NPA qui a lancé une grande souscription pour renflouer ses caisses, n’obtiendrait que 4% aux régionales, derrière le Front de gauche (7%). Mais le facteur de Neuilly qui a perdu cinq places et neuf points dans le dernier palmarès Ipsos (13e à 41%), jouit toujours d'une "bonne popularité".