Le Maire "pas fermé" à la fin des allocations familiales les plus riches

  • A
  • A
Le Maire "pas fermé" à la fin des allocations familiales les plus riches
La politique familiale "est un atout exceptionnel pour le pays", a estimé Bruno Le Maire.@ Ludovic MARIN / AFP
Partagez sur :

Cette réforme "pourrait être une mesure juste", a estimé le ministre de l'Économie. 

Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a dit mardi n'être "pas fermé" à la possibilité de "supprimer les allocations familiales pour les revenus les plus élevés", indiquant que la ministre de la Santé Agnès Buzyn "portera" ce projet. "Ça ne me choque pas qu'on puisse envisager de supprimer les allocations familiales pour les revenus les plus élevés", a déclaré Bruno Le Maire à CNews. Cette réforme "pourrait être une mesure juste parce que quand on a un niveau de revenu élevé on n'a pas forcément besoin des allocations familiales", a-t-il affirmé.

"Il faut tout regarder." "Je ne suis pas fermé à cette idée, à une condition importante, c'est qu'on ne se contente pas d'une mesure ponctuelle", a toutefois nuancé le ministre de l'Economie, qui souhaite prendre en compte "l'ensemble de la politique familiale (...) pour s'assurer (qu'elle) reste juste et efficace". "Il faut tout regarder", a-t-il insisté, évoquant en particulier "le quotient familial (et) les tarifs dans les services publics, notamment dans les crèches".

Une économie potentielle de 440 millions d'euros par an. La politique familiale "est un atout exceptionnel pour le pays", a ajouté Bruno Le Maire, sans esquisser le calendrier de cette réforme. "C'est Agnès Buzyn qui portera ça", a-t-il précisé, tout en lui prodiguant quelques conseils : "Il faut consulter, il faut écouter", mais aussi "donner de la cohérence, de la perspective pour que les Français s'y retrouvent".

Le député (LREM) Olivier Véran avait rouvert ce débat sensible en prenant position la semaine dernière dans Le Figaro pour la fin de l'universalité des allocations familiales. Selon le rapporteur de la commission des affaires sociales de l'Assemblée, leur suppression "pour ceux qui gagnent plus de 6.000 euros par mois représenterait une économie d'environ 440 millions d'euros par an".