Le grand emprunt va financer une partie du Plan cancer

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Le grand emprunt va financer une partie du Plan cancer
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Nicolas Sarkozy, qui doit annoncer ses arbitrages lundi prochain, dévoile cette piste dans une interview au magazine Vivre.

Nicolas Sarkozy doit dévoiler lundi prochain le contenu exact du grand emprunt. Ce chantier, lancé en juin dernier, doit permettre à partir de 2010 de lever 35 milliards d’euros pour encourager la recherche et l'innovation. Parmi les domaines qui devraient recevoir de nouveaux financements : la lutte contre le cancer. Nicolas Sarkozy le laisse entendre au détour d’une interview à paraître lundi accordée au nouveau magazine Vivre.

Le président de la République y est interrogé sur le rôle du médecin généraliste dans la lutte contre le cancer. "Les médecins hospitaliers, les infirmières de coordination d’une part, le médecin traitant d’autre part, doivent communiquer régulièrement sur les résultats des soins apportés aux patients, sur leur évolution. Cette communication doit utiliser les technologies de l’information. Pour la commission sur l’emprunt national présidée par Alain Juppé et Michel Rocard, l’e-santé est une priorité d’avenir. Elle doit trouver à s’appliquer aussi au cancer", explique Nicolas Sarkozy.

Ce n’est donc pas l’ensemble du Plan cancer qui devrait être financé par le grand emprunt mais bien un de ses axes spécifiques. Il s’agit en fait de développer les nouvelles technologies pour améliorer la prise en charge des malades.

Alain Juppé, qui a codirigé un rapport sur le grand emprunt avec Michel Rocard, a d’ailleurs tenu à préciser mercredi sur Europe 1 : "nous avons défini de grands secteurs. Il y a tout ce qui concerne les sciences de la vie, les biotechnologies, la recherche biomédicale". "Et peut-être qu'à ce titre-là, le plan cancer sera concerné", a-t-il ajouté avec prudence.

Nicolas Sarkozy avait dévoilé début novembre les contours du Plan cancer II 2009-2013, qui fait suite au premier Plan cancer 2003-2007 lancé par Jacques Chirac. Le montant global des dépenses pour ce second Plan cancer avait alors été chiffré à 750 millions d’euros.