Le gouvernement à la rescousse de Mitterrand

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Le gouvernement à la rescousse de Mitterrand
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Le ministre de la Culture répondra jeudi soir aux accusations de "tourisme sexuel", au 20 heures de TF1.

"Laissons Frédéric Mitterrand s'exprimer", a temporisé jeudi le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, à propos de la polémique sur le tourisme sexuel,visant le livre du ministre de la Culture, La mauvaise vie. "On a un peu l'impression qu'on a lâché les chiens, que tout est permis et ça, ça me choque profondément", a-t-il déclaré sur France 3.

Peu avant, c’est un autre membre du gouvernement, Xavier Darcos, qui avait pris la défense de Frédéric Mitterrand. "Personne ne lui fait de reproche sur le plan légal, on lui fait un reproche sur des comportements personnels, des comportements moraux, c'est à lui de répondre à cela", a affirmé jeudi le ministre du Travail, sur France Inter.

Le gouvernement est donc derrière son ministre de la Culture au lendemain des propos acides soutenus par Benoît Hamon. Le porte-parole du parti socialiste a évoqué mercredi un ouvrage "choquant". Selon lui, Frédéric Mitterrand y justifie "le tourisme sexuel, à l'abri d'un récit littéraire".

Un point vue relayé jeudi à gauche, par le député Arnaud Montebourg, qui va même jusqu’à demander la "révocation" de l’auteur de l’ouvrage. "Il paraît impossible que le premier ministre et le président de la République puissent, ayant désormais connaissance de l'apologie comme de l'aveu par l'intéressé de pratiques sexuelles condamnables (...) maintenir en fonction un ministre ayant agi délibérément en violation des lois nationales et internationales", affirme le député socialiste.

Enfin, une voix de gauche, discordante. Celle de Bertrand Delanoë. Il estime le livre "courageux" et "loin de faire l'apologie du tourisme sexuel". Selon lui, il s'agit d'une "offensive populiste" de l'extrême droite. Lundi soir, Marine Le Pen avait attaqué directement le ministre, sur le plateau de France 2 (voir une vidéo non-montée de la séquence), en assurant que sa présence au gouvernement posait "une tache indélébile sur l’ensemble de l’exécutif".