Le FN fait son entrée à Sciences Po

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Le FN fait son entrée à Sciences Po
@ CHARLY TRIBALLEAU / AFP
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Les 13.000 étudiants de l’école décident eux-mêmes, par vote électronique, quelles associations auront le statut officiel.

"On n’est pas certains d’obtenir les 120 voix". David Masson-Weyl, président du collectif Marianne (étudiants) du Front national, faisait-t-il semblant de s’inquiéter ? Toujours est-il que jeudi, il n’a fallu que trois petites heures au FN pour obtenir les 120 parrainages nécessaires afin d’obtenir le statut d'association officielle de Sciences Po, avec les avantages afférents : obtenir une salle et, surtout, avoir le droit d'organiser des événements dans l'école et un financement sur projet. Les 13.000 étudiants de l’école ont trois jours, à compter de jeudi 1er octobre, pour voter électroniquement en faveur d’une ou deux associations sur les 119 qui sont candidates.

"La deuxième formation politique auprès des étudiants" ? "Nous remercions tous les étudiants qui ont voté pour nous, ainsi que la direction de Sciences Po qui a déployé tous les moyens nécessaires pour que cette reconnaissance se passe au mieux", a précisé le parti d'extrême droite dans un communiqué, tout en affirmant que le FN devient "la deuxième formation politique auprès des étudiants".

Un bémol à cette dernière affirmation, tout de même. Une fois le quorum de 120 voix atteint, les voix supplémentaires ne sont plus comptabilisées. Ce qui permet au FN de devancer le PS, c’est simplement la rapidité avec laquelle il a obtenu ses 120 parrainages. Ce qui ne veut donc pas dire que les frontistes comptent plus de sympathisants au sein de cette pépinière des élites que les socialistes.

Le FN lance le collectif "Banlieues Patriotes"

Jeudi, le Front national a annoncé le lancement du  collectif  "Banlieues Patriotes". Il sera piloté par Jordan Bardella, secrétaire départemental du FN de Seine-Saint-Denis. "Il existe une fronde des oubliés des quartiers sensibles. On veut clairement réinvestir ces zones. Nous voulons lutter contre le mythe que FN et banlieues seraient incompatibles", a expliqué le jeune homme de 20 ans.