Maintenant, le FN attend les régionales avec impatience

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Maintenant, le FN attend les régionales avec impatience
@ KENZO TRIBOUILLARD / AFP
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LE COUP D’APRÈS - Si le parti frontiste n'a réussi à remporter aucun département, il espère bien conquérir au moins 4 régions en décembre. 

Dimanche dernier, le Front National n'a pas réussi à remporter de département malgré sa nouvelle percée. Le FN se contentera donc d'un rôle d'arbitre dans l'élection des présidents de départements, jeudi. Mais Marine Le Pen pense déjà au futur et elle a des raisons d'être optimiste. La chef de file frontiste espère remporter au moins 4 régions lors des élections des 6 et 13 décembre.

Régions

Le Nord-Pas-de-Calais-Picardie déjà gagné pour le FN ? Cette région est composée de cinq départements qui ont tous placé le FN en tête au premier tour des élections départementales. Si on additionne les résultats, on atteint une moyenne de 34,19% de voix sur l'ensemble de "Nord-Picardie". Insuffisant pour disposer d'une majorité ? Pas forcément…

Le mode de scrutin, de liste avec une prime majoritaire, avantagerait le FN aux régionales. Au deuxième tour, la liste arrivée en tête bénéficie d’une prime majoritaire de 25% des sièges. Autrement dit, il suffit d’obtenir 32-33% des voix pour emporter la majorité absolue dans une région.

Mais aussi Provence-Alpes-Côte d'Azur ? Si l'on se fie au mode de scrutin des régionales et qu'on conserve les tendances du vote de dimanche dernier, le FN remporterait donc la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Mathématiquement, le parti de Marine Le Pen pourrait aussi remporter la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Et l’ambition du FN ne s’arrête pas là. Sa présidente estime aussi avoir de bonnes chances en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine et en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées où les scores du FN flirtent avec les 30%.

FN-affiche-bandeau

Le FN gagnant à tous les coups ? Marine Le Pen se réjouit d'avance des scénarios avantageux pour le FN au deuxième tour des régionales. "La question est de savoir ce qu’il va se passer aux régionales", expliquait-elle lundi au Monde. "Soit la fusion au second tour entre UMP et PS est là, et c’est un cataclysme pour les présidentielles. Soit le retrait, et une étiquette disparaît pendant six ans dans des régions de plusieurs millions d’habitants". Et de conclure, en se frottant déjà les mains : "le piège se refermera sur eux. Et ils le savent". 

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