Le député Julien Aubert candidat à la présidence des Républicains

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Le député Julien Aubert candidat à la présidence des Républicains
Julien AUbert est député LR du Vaucluse.@ JACQUES DEMARTHON / AFP
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Le député du Vaucluse Julien Aubert a annoncé dimanche son intention de briguer la présidence des Républicains, en défendant l'idée d'une "droite morale".

Le député du Vaucluse Julien Aubert, 39 ans, a annoncé dimanche qu'il était candidat à la présidence des Républicains, le jour même où le favori du scrutin Laurent Wauquiez lançait sa campagne en Haute-Loire. "Je serai candidat à la présidence de mon mouvement", a déclaré Julien Aubert sur CNews, parce qu'"il faut absolument rompre avec 20 ou 30 ans de laisser-aller dans ce mouvement qui est un astre mort".

Le soutien d'une "dizaine de parlementaires". À part Julien Aubert et Laurent Wauquiez, soutenu par les sarkozystes, trois autres candidats devraient briguer la présidence du parti, les 10 et 17 décembre : Daniel Fasquelle, député du Pas-de-Calais, Laurence Sailliet, proche de Xavier Bertand, et Florence Portelli, ex porte-parole de François Fillon à la présidentielle. Julien Aubert a assuré qu'il pouvait déjà compter sur le soutien d'"une dizaine de parlementaires" et qu'il démarrerait lundi sa campagne auprès des militants. Tout candidat doit être parrainé par au moins 13 parlementaires et 2.500 militants. 

"Être une droite morale". Il avait publié samedi dans Valeurs Actuelles un long "manifeste pour une droite gaulliste", dans lequel il estimait que "notre première responsabilité est d'être une droite morale, c'est-à-dire qui incarne dans son comportement les valeurs judéo-chrétiennes laïcisées dont nous prétendons nous inspirer". "La seconde responsabilité de la droite est d'être elle-même et de se libérer de l'idéologie gauchisante, politiquement correcte, qui cadenasse le langage et les esprits", avait-il dit, estimant que "la droite, loyale envers sa tradition et ses convictions, doit résister et rester insoumise".

Sur CNews il a assuré qu'il n'avait conclu aucun "deal" pour se rallier ultérieurement à Laurent Wauquiez. "J'ai été un séguino-pasquaïen, je suis un eurosceptique", a-t-il dit, alors que "il y a eu plusieurs Laurent Wauquiez", un temps "centriste", puis "peut-être plus au centre du parti" et "aujourd'hui (..) plutôt sur la droite du parti".