Le maire de Bastia redoute le Costa Concordia

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Le maire de Bastia redoute le Costa Concordia
Les opérations de renflouement du Costa Concordia, dont l'échouage le 13 janvier 2012 sur le rivage de l'île toscane du Giglio avait fait treize morts, ont débuté lundi.@ Reuters
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POLLUTION - Gilles Simeoni a écrit à la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, pour l'alerter sur les risques de pollution du passage du paquebot italien.

Le maire nationaliste de Bastia, Gilles Simeoni, s'inquiète du prochain passage, au large des côtes corses, de l'épave du paquebot italien Costa Concordia. L'édile a indiqué mardi avoir alerté la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal sur les risques de pollution présentés par ce passage.

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Un "rapport interne" sur la pollution. Les opérations de remorquage du Concordia comprennent en effet un passage à 25 km des côtes corses. Selon une lettre du maire, en date du 11 juillet, ces opérations sont "potentiellement dangereuses en termes de risques environnementaux et de pollution". Gilles Simeoni, qui demande donc quelles sont les dispositions prises pour éviter toute éventuelle pollution, mentionne "un rapport interne de l'armateur" du Concordia, selon lequel "pendant le transfert, il est possible qu'il y ait des rejets en mer d'eaux intérieures, de substances, d'hydrocarbures" présentant, selon l'édile, "un impact environnemental non négligeable".

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Les opérations de renflouement du paquebot géant, dont l'échouage le 13 janvier 2012 sur le rivage de l'île toscane du Giglio avait fait treize morts, ont débuté lundi. Le remorquage vers le port italien de Gênes, où il doit être démantelé, doit débuter le 20 juillet.

"Les Corses n'ont pas été consultés." Le risque de pollution, ajoute Gilles Simeoni, est "majoré par le mauvais état de l'assise de l'épave". "Toute éventuelle pollution serait susceptible d'impacter directement les côtes bastiaises, du Cap corse, voire de la Plaine orientale (au Sud de Bastia, ndlr), lesquelles constituent une richesse majeure du patrimoine environnemental et économique de la Corse", a souligné le maire de Bastia, exprimant son "étonnement" face à l'absence de "communication officielle de la part des services de l'Etat". "De même et à ma connaissance", a-t-il ajouté, "ni les Corses ni leurs élus n'ont été consultés ou simplement informés des risques éventuels engendrés par ces opérations de remorquage et des précautions prises pour les faire disparaître".