Lavrilleux passe aux menaces

  • A
  • A
Partagez sur :

L’INFO POLITIQUE - Alors que l’UMP doit décider mardi soir de son exclusion, l’’un des acteurs de l’affaire Bygmalion menace de semer "le merdier".

Jérôme Lavrilleux ne se laissera pas mettre au tapis sans combattre. Alors que le bureau politique de l’UMP doit décider de lancer une procédure d’exclusion à son encontre mardi soir, l’ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé contre-attaque à l’arme lourde. Visiblement à bout de nerfs, celui qui a dévoilé, les larmes aux yeux, le système de surfacturation de l’UMP dans l’affaire Bygamlion a expliqué à Caroline Roux, éditorialiste à Europe 1, pourquoi il ne comptait pas se laisser faire.

Il charge "les autres". Jérôme Lavrilleux estime d’abord que s’il était exclu, il ne bénéficierait pas du même traitement que d’autres avant lui. "Je ne suis pas un sous-citoyen, je n’ai aucune raison de quitter l’UMP. Je ne demande pas un traitement de faveur, juste le même traitement que les autres". Les autres, il les cite : ce sont Michelle Alliot-Marie, Eric Woerth ou encore Claude Guéant.

Il ne nomme pas Alain Juppé, mais l’évoque aussi, en rappelant que certains n’ont quitté le parti qu’après leur condamnation en appel. Ce qui est le cas de l’ex-Premier ministre, définitivement condamné en décembre 2004. "Ça fait 25 ans que je trime du matin au soir pour cette famille politique. Je n’accepte pas ce traitement", insiste l’eurodéputé.

"Ils ne se rendent pas compte du merdier". Et si la décision est prise, comme prévu, de lancer une procédure d’exclusion, Jérôme Lavrilleux contestera avec son avocat les motifs de la convocation et même la validité de la commission qui est censée trancher. Il prévoit même de citer des témoins lors de son audition par le parti. Et il prévient : "ils ne se rendent pas compte du merdier dans lequel ils vont se mettre."

sur-le-meme-sujet-sujet_scalewidth_460

TENSIONS - L'UMP va (encore) régler ses comptes

RECAP' - L'UMP acculée sur tous les fronts

L'ADDITION SVP - Trois exemples de dépenses folles de l'UMP

RÉACTIONS - Une affaire "gravissime"