UMP : Lavrilleux (officiellement) exclu

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UMP : Lavrilleux (officiellement) exclu
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SANCTION - Le bureau politique a tranché et exclu l'ancien directeur adjoint de la campagne 2012 de Nicolas Sarkozy.

L'INFO. Il n'y a pas eu de surprise. Réuni mardi, le bureau politique de l'UMP a voté l'exclusion à l'unanimité moins deux abstentions de Jérôme Lavrilleux. En mai dernier, l'ancien directeur adjoint de la campagne 2012 de Nicolas Sarkozy avait reconnu le dérapage des comptes de campagne de l'ancien président, les larmes aux yeux.

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"Un préjudice moral, d’image et de réputation". Dans un communiqué, l'UMP explique sa décision par "le préjudice subi par l’UMP du fait de M. Lavrilleux dans le contexte de ses déclarations du 26 mai 2014 à la télévision. Sur le plateau d’une chaîne d’information, il indiquait 'assum(er) (ses) responsabilités' dans un système de fausses facturations mis en place au détriment des finances 'de l’UMP : adhésions, dons, dotation publique', pour un montant qu’il évaluait à '10 ou 11 millions d’euros'. Première victime dans cette affaire dite 'Bygmalion', l’UMP a porté plainte et s’est constituée partie civile. C'est de la Justice et d'elle seule que l'UMP attend avec confiance la vérité, toute la vérité dans cette affaire", peut-on lire dans ce texte, qui ajoute qu'il "appartient à l'UMP, à ses instances statutaires et disciplinaires et à elles seules, d'apprécier le très grave préjudice – préjudice moral d’abord, d’image et de réputation - subi de plein fouet par le Mouvement du fait de l’un de ses élus (conseiller général et député européen),  par ses agissements, par son silence jusqu’à ses déclarations du 26 mai 2014 autant que par ces déclarations elles-mêmes".

"Tout a été décidé en haut lieu". Anticipant cette décision, Jérôme Lavrilleux avait annoncé, le 15 octobre dernier, sa décision de se "mettre en congé de l'UMP". "J'ai fini par me rendre compte que la procédure d'exclusion lancée à mon encontre, les jeux sont faits d'avance, et que tout a été décidé en haut lieu pour ne pas me laisser la possibilité de m'expliquer", avait-il alors expliqué à Europe 1. Pour lui, "la sentence est déjà prononcée avant même que le bureau politique n'ait à se réunir". Les faits lui ont donné raison. Quelques minutes après l'annonce officielle de son exclusion, l'eurodéputé a réagi auprès d'un journaliste de France 2 : "ils peuvent brûler en place publique toutes les effigies qu'ils veulent, ça ne reste qu'une effigie". Et de conclure sur les actuels responsables de l'UMP : "ils passent du grotesque au burlesque".

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