Discours de Philippe : "II est temps d'ouvrir les yeux !", estime Wauquiez

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Le président LR du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes a notamment fustigé au micro de la matinale d'Europe 1 l'attitude abstentionniste des députés LR du groupe "Constructif".

INTERVIEW

Déboussolé par le nouvel exécutif, le groupe les Républicains à l'Assemblée nationale a majoritairement choisi de s'abstenir au moment de voter la confiance au Premier ministre mardi. Un choix que respecte Laurent Wauquiez, partisan d'une ligne très ferme au sein du parti, mais qu'il ne partage pas, même s'il ne siège plus au Palais Bourbon. "Je ne pouvais pas voter la confiance à un gouvernement dont le premier signe c'est de faire une augmentation de CSG. Après, avec le cumul des mandats, je n'étais pas dans l'hémicycle, donc je respecte le vote des députés", a-t-il déclaré au micro d'Europe 1 mercredi.

Une équipe de mercenaires. "La ligne est simple : c’est d’avoir une opposition ouverte, c’est à dire que l'on ne cherche pas à s'opposer systématiquement et que s'il y a des lois qui correspondent à nos valeurs et à l’intérêt du pays, on peut parfaitement les voter, mais l'opposition, ça ne peut pas être un chèque en blanc", a-t-il toutefois nuancé, tout en fustigeant l'attitude d'une partie des députés LR, dits "Constructifs", et qui ont eux aussi opté pour l'abstention. "Je n'aime pas trop les procès de Moscou, mais on voit bien des comportements différents dans l'attitude des députés. Il y en a qui se sont vendus pour un poste. On voit très bien, dans leur choix et leur comportement, qu’ils se sont fait acheter", a-t-il voulu dénoncer. "Je pense que c'est une erreur d'Emmanuel Macron d'avoir constitué son équipe de mercenaires, parce qu'un mercenaire ça trahit dans un sens et dans un autre", ajoute-t-il.

La "duperie" du discours de politique générale. Surtout, le président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes estime inquiétant le discours tenu par le Premier ministre devant les députés. "Après le discours de politique générale, dont on peut sérieusement penser qu'il y a duperie, il est tant d'ouvrir les yeux !", lance-t-il. "Il y a beaucoup de promesses électorales qui ont été repoussées à plus tard", déplore Laurent Wauquiez, citant notamment la taxe d'habitation dont la mise en application a été différée.

"L'argument qui est mis en avant c'est : la situation des finances publique", relève encore le Républicain. "Cette situation est un alibi un peu commode. Personne ne peut penser qu'Emmanuel Macron qui était le ministre des Finances, qui était le conseiller de François Hollande, n'était pas au courant de cette situation des finances publiques. Pendant la campagne, on nous a raconté une belle histoire, avec des jolies promesses électorales. Aujourd'hui, on se réveille et ce qu'on a c'est des augmentations d'impôt immédiates et des mesures de pouvoirs d'achat qui sont repoussées à plus tard", conclut-il.