09/04/2018 - 16h46

Laurence Trochu nommée présidente de Sens Commun

© DOMINIQUE FAGET / AFP

Après la démission de Christophe Billan en novembre dernier, l'élue LR des Yvelines Laurence Trochu prend la tête du mouvement Sens Commun. 

Laurence Trochu, membre du bureau politique des Républicains et élue dans les Yvelines, a été nommée lundi présidente de Sens Commun, émanation de La Manif pour tous au sein de LR, selon un communiqué de ce mouvement, publié lundi. "Le Bureau Politique de Sens Commun me confie la présidence de notre mouvement", a déclaré l'élue LR de 44 ans, soulignant "la pertinence de nos priorités face aux menaces actuelles qui pèsent sur la famille, la personne humaine, la sécurité et la souveraineté de la France".

Ancienne porte-parole de Fillon. Ancienne professeure de philosophie en lycée, élue conseillère municipale de Guyancourt en 2014 sur la liste "Osons Guyancourt", et conseillère départementale de Guyancourt-Montigny en 2015, Laurence Trochu avait été nommée porte-parole de François Fillon en charge de la thématique Famille et Valeurs en 2016, puis au bureau politique de LR fin janvier. Citant les élections internes de LR, prévues en octobre, comme principal objectif, Laurence Trochu a affirmé vouloir, avec Sens Commun, y prendre "toute notre place, en présentant des candidats et en pesant par chacune de nos voix".

Régulation des naissances comme alternative à la contraception. Interrogée par Le Parisien avant le second tour de la présidentielle en avril 2017, elle affirmait ne souhaiter "ni le chaos de Marine Le Pen, ni la déconstruction d'Emmanuel Macron". Laurence Trochu prône par ailleurs la régulation naturelle des naissances comme alternative à la contraception au sein du Centre Billings France. Son engagement politique "prend place dans la vie d'une mère de famille", a-t-elle précisé dans ce même communiqué. Laurence Trochu prend la suite de Madeleine de Jessey, ex-présidente par intérim, qui avait annoncé son départ fin janvier. Madeleine de Jessey avait pris la tête du mouvement conservateur en novembre, à la suite de la démission de Christophe Billan, lequel avait suscité un tollé après s'être dit prêt à une "plateforme" politique avec l'ex-députée FN Marion Maréchal-Le Pen.