L'aile gauche du PS demande une primaire pour 2017

  • A
  • A
L'aile gauche du PS demande une primaire pour 2017
Les députés socialistes frondeurs, Laurent Baumel, Christian Paul et Pascal Cherki, à l'Assemblée.@ STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Partagez sur :

Le texte adopté à la quasi-unanimité par l'aile gauche du Parti socialiste, samedi, souligne notamment qu'une primaire serait l'occasion de faire l'inventaire du quinquennat et d'éviter la multiplication des candidatures. 

François Hollande doit-il se présenter à une primaire pour 2017 ? C'est la question qui agite la gauche. Alors que de nombreuses voix se sont élevées en faveur de cette idée, c'est au tour de l'aile gauche du Parti socialiste de réclamer une primaire. Réunis ce samedi midi à l'Assemblée nationale, environ 150 de ses représentants ont adopté à l'unanimité - moins une abstention - un texte en ce sens, publié par le Parisien

Le document partagé par le Parisien.fr

publié par Redaction_Europe1

Faire l'inventaire du quinquennat et éviter la multiplication des candidatures. "Nous appelons notre parti, le Parti socialiste, à s'engager (...) et à prendre dès maintenant toute sa part dans l'organisation des primaires citoyennes des gauches et des écologistes pour l'élection de 2017", stipule le texte. La déclaration souligne par ailleurs qu'une primaire serait l'occasion de "faire l'inventaire" du quinquennat, de produire "un grand événement démocratique", d'éviter la "multiplication des candidatures" au premier tour de la présidentielle et in fine l'effacement de la gauche et des écologistes.

Une décision dans les prochains mois. La décision devra en tout cas "intervenir dans les deux mois qui viennent" selon le député socialiste frondeur, Christian Paul, compte tenu des délais d'organisation d'une primaire. "Si le PS fait mine de regarder ailleurs, il risque d'être rattrapé par le débat (...) Les candidatures se multiplieront (...) C'est aussi une question d'efficacité électorale", a souligné le député. 

Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a laissé de son côté la porte ouverte, à condition que l’événement concerne tout le spectre politique de "Macron à Mélenchon". Les dirigeants d'EELV et du PCF se sont d'ores et déjà prononcés en faveur d'une primaire, contrairement à Jean-Luc Mélenchon qui refuse d'y prendre part si François Hollande y participe. Le président de la République n'a pour l'instant pas commenté ces appels, Manuel Valls a quant à lui exclu l'idée.