Laïcité : contesté par Valls, Bianco dit avoir le soutien de Hollande

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Laïcité : contesté par Valls, Bianco dit avoir le soutien de Hollande
Jean-Louis Bianco.@ BERTRAND LANGLOIS / AFP
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Jean-Louis Bianco a également jugé jeudi "pas convenable" la méthode du Premier ministre à son égard. 

Critiqué par Manuel Valls, Jean-Louis Bianco, président de l'Observatoire de la laïcité, a indiqué jeudi soir qu'il rencontrerait "la semaine prochaine" le Premier ministre et affirmé qu'il avait le soutien du président de la République.

Une laïcité trop accommodante ? Jean-Louis Bianco et Nicolas Cadène, rapporteur de l'observatoire, ont été sévèrement mis en cause lundi par Manuel Valls. Le Premier ministre avait estimé que cette instance "ne peut dénaturer les principes" qu'elle doit défendre. En creux, le Premier ministre reproche aux responsables de l'observatoire une vision trop accommodante de la laïcité, rejoignant les critiques émises par trois frondeurs membres de l'institution, le député PS et ancien ministre Jean Glavany, la sénatrice PRG Françoise Laborde et Patrick Kessel, président du Comité Laïcité République, qui ont suspendu leur participation à cette instance.

"On ne me fera pas plier". "La méthode du Premier ministre n'est pas convenable", a riposté Jean-Louis Bianco jeudi soir sur iTELE, ajoutant qu'il n'avait pas eu de contact téléphonique avec Manuel Valls mais que les deux hommes avaient "un rendez-vous en cours de fixation" prévu "la semaine prochaine". Jean-Louis Bianco s'est targué du soutien de François Hollande, affirmant : "le président de la République m'a fait savoir qu'il souhaitait que je ne démissionne pas". "On ne me fera pas plier", a encore assuré ce proche de Ségolène Royal, "certainement pas" prêt à démissionner.

Pétition. Alors que le sénateur Hugues Portelli (Les Républicains) a démissionné de l'Observatoire de la laïcité et qu'une pétition demandant la démission de Jean-Louis Bianco et soutenue par le Parti radical de gauche (PRG) avait été signée jeudi par plus de 4.200 personnes, l'intéressé a évoqué des "tentatives de déstabilisation de l'Observatoire".