Lagarde (UDI) : la guerre contre le terrorisme "n'est pas un enjeu de la présidentielle"

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Lagarde (UDI) : la guerre contre le terrorisme "n'est pas un enjeu de la présidentielle"
Pour le patron de l'UDI, les Français n'ont pas encore pris conscience de l'"état de guerre" contre la menace terroriste.@ MIGUEL MEDINA / AFP
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Dans une interview à Atlantico, le président de l'UDI rappelle que la menace terroriste ne disparaîtra pas après l'élection présidentielle.

La guerre contre le terrorisme "n'est pas un enjeu de la présidentielle", estime dimanche le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde sur le site d'information Atlantico, jugeant que l'opposition "ne peut pas vouloir faire croire qu'il suffirait de changer de président pour que la menace terroriste disparaisse".

Prendre conscience de l'"état de guerre". "Il est impératif de dire aux Français qu'on ne peut pas vivre en temps de guerre comme on vit en temps de paix", insiste Jean-Christophe Lagarde, qui regrette que la garde nationale ne soit mise en place "que pour la rentrée prochaine".  "On ne peut pas gagner une guerre quand la population n'est pas mobilisée [...] et surtout quand celle-ci n'est même pas consciente de cet état de guerre", insiste-t-il. "Au-delà de l'émotion, de la colère, de l'envie de vengeance exprimée par certains, chaque Français doit faire en sorte de comprendre que cela ne doit pas avoir lieu entre nous mais contre eux", fait valoir le député-maire de Drancy.

Election présidentielle. L'opposition, ajoute-t-il, "ne peut pas vouloir faire croire - parce qu'il y a une élection présidentielle qui arrive - qu'il suffirait de changer de président pour que la menace terroriste et la guerre disparaissent. Ce n'est pas vrai!", martèle Jean-Christophe Lagarde. "Quel que soit le président de la République que nous aurons, cette guerre perdurera et aussi bien la majorité et l'opposition devront la livrer ensemble", ajoute-t-il. "Par conséquent, cette guerre n'est pas un enjeu de la présidentielle. Or, surfant sur l'émotion, certains cherchent des coupables plutôt que des solutions".

Bracelet électronique. Interrogé sur les propos de Nicolas Sarkozy après l'attentat de Nice, Jean-Christophe Lagarde "ne pense pas que ses propos vont dans le bon sens". "Dans l'affaire de Nice, il n'y avait pas de coupables, mais des erreurs dans la sécurisation de la manifestation par le fait qu'on a sous-estimé ce type de risque", estime-t-il. Il juge "absurde" de vouloir enfermer tous les fichés S, mais "sur les 26 catégories relatives aux fichés S, il conviendrait de placer sous bracelet électronique ceux relevant des catégories les plus dangereuses, ce que le gouvernement a hélas refusé", regrette-t-il.