Lagarde : "on ne combat pas la presse et la justice dans la rue, c’est dangereux"

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Lagarde : "on ne combat pas la presse et la justice dans la rue, c’est dangereux"
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 Jean-Christophe Lagarde, patron de l’UDI, ne participera pas au rassemblement au Trocadéro, dimanche après-midi. Et il le critique même avec force.

INTERVIEW

Dimanche après-midi, un rassemblement se tient à l’appel de François Fillon, sur la place du Trocadéro, à Paris. Pour beaucoup d’observateurs, c’est le rendez-vous de la dernière chance pour le candidat de la droite. Mais Jean-Christophe Lagarde, patron de l’UDI invité dimanche du Grand rendez-vous – Les Echos – CNews, ce rassemblement est une erreur.

"La première intention, c’est de manifester contre la justice et la presse. Ils sont critiquables dans le débat démocratique, mais on ne  combat pas ces contre-pouvoirs avec la rue et dans la rue, ça c’est dangereux. Ensuite, on ne peut pas dénoncer un climat de guerre civile et ensuite l’alimenter en organisant ce genre de manifestation. Enfin, je pense que c’est une erreur de confier cette manifestation à la fraction la plus droitière de la droite. Sens Commun, la manif pour tous, sont très organisés, mais minoritaires". 

La fréquentation sera-t-elle d’importance, selon lui ? "Je ne crois pas que ce soit l’essentiel. Est-ce qu’il y aura 20.000, 50.000 ou 200.000 personnes à cette manifestation? Est-ce qu’il y aura 20.000, 50.000 ou 200.000 personnes pour soutenir Fillon dans le pays ? Oui, les sondages nous le disent. Même s’il y a 200.000 personnes au Trocadéro, pour gagner une présidentielle il faut rassembler 20 millions de personnes". 

Et de conclure : "c’est une dérive car on ne joue pas avec la rue contre des institutions que l’on doit respecter".