Lagarde : ne surtout pas s'emballer au sujet de la reprise

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Lagarde : ne surtout pas s'emballer au sujet de la reprise
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La ministre française de l'Economie Christine Lagarde a estimé vendredi soir qu'il ne fallait "surtout pas s'emballer".

"Il ne faut surtout pas s'emballer sur la reprise alors que l'on est encore en train de relancer, de stimuler et de s'assurer que les plans de relance fonctionnent", a déclaré Christine Lagarde en marge de la réunion des ministres des Finances du G8 à Lecce, en Italie.

"Je ne suis pas prête à m'emballer sur la sortie de crise, à dire : le point de retournement est atteint", a-t-elle ajouté. "Il faut être très prudent car le choc a été extrêmement brutal et la baisse de la production industrielle est encore avérée", a-t-elle précisé.

Plus tôt dans la journée, le Premier ministre François Fillon avait évoqué "une sortie de crise qui s'amorce".

Ecoutez le premier ministre :



Pierre Méhaignerie, président de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales de l'Assemblée nationale, estime au contraire que "la crise n’est pas encore derrière nous". Le député UMP souligne que "c’est encore difficile sur le terrain".

Ecoutez Pierre Méhaignerie :



"C'est une vue de l'esprit", a déclaré Jean-Luc Mélenchon. "Je pense qu'il dit ça parce qu'il faut bien qu'il dise quelque chose. La crise ne fait hélas que commencer dans la mesure où les capitaux fictifs et pourris qui circulent dans le monde continuent à circuler et que pratiquement les économies des grandes puissances productives sont en récession."

François Fillon avait déclaré vendredi que l'intervention de Nicolas Sarkozy devant le Congrès, le 22 juin. serait l'occasion d'évoquer "ce que devrait être notre contrat social, notre contrat républicain, dans le cadre de la sortie de crise qui s'amorce". Nicolas Sarkozy va user pour la première fois, le 22 juin, de son droit à s’exprimer devant le Congrès, chose qui était impossible avant la réforme des institutions en juillet 2008. Le premier ministre, dont c’était la prérogative jusqu’à présent, a défendu ce nouveau système : "pourquoi le président de la République irait s'exprimer à la télévision devant les journalistes et pas devant les parlementaires ?"