L'administration fiscale va "accélérer" les fermetures de trésoreries

  • A
  • A
L'administration fiscale va "accélérer" les fermetures de trésoreries
Bruno Parent, le directeur général de la DGFiP.@ ERIC PIERMONT / AFP
Partagez sur :

L'administration fiscale va "accélérer" au cours des prochaines années les fermetures de trésoreries publiques sur le territoire, dans le cadre de la restructuration du réseau annoncée par le gouvernement.

L'administration fiscale va "accélérer" au cours des prochaines années les fermetures de trésoreries publiques sur le territoire, dans le cadre de la restructuration du réseau annoncée par le gouvernement, a indiqué vendredi son directeur général.

"Un mouvement assez ancien" a été engagé pour fermer des structures. La Direction générale des finances publiques (DGFiP) est aujourd'hui "présente dans plus de 2.000 communes", a souligné Bruno Parent, lors d'une rencontre organisée par le mouvement patronal Ethic. "Rien que ça, ça a un coût", a-t-il ajouté. Selon Bruno Parent, "un mouvement assez ancien" a été engagé pour fermer des structures. "On l'a fait à un rythme qui localement suscite toujours des grands débats et des grandes difficultés, mais on l'a fait quand même", a-t-il souligné. Or, ce mouvement va s'"accélérer", a-t-il prévenu. "On va continuer à restructurer le réseau de la DGFiP encore plus vite qu'avant, encore plus lourdement, de manière à resserrer très significativement le nombre de nos implantations", a-t-il insisté.

Un maillage "nettement plus dense" qu'à l'étranger. Dans un rapport rendu public à la mi-juin, la Cour des comptes a appelé la DGFiP, deuxième plus grande administration civile de l'Etat avec 103.000 agents, à "accélérer sa transformation" pour "réduire ses coûts". L'institution de la rue Cambon avait appelé pour cela le fisc à "resserrer" son réseau, constitué de 4.000 agences, dont 600 avec moins de cinq employés, un maillage "nettement plus dense" que lui des administrations fiscales à l'étranger, selon la Cour.

Fermer des agences, "ce n'est pas si facile que ça, parce que vous avez une bonne partie des élus locaux qui en ont marre de voir les services publics déserter les zones rurales", a souligné vendredi Bruno Parent.

Une réorganisation "en profondeur". Mais "en même temps", "il y a toute une série de tâches actuellement effectuées dans les métropoles" qui vont être transférées "dans les territoires", a-t-il insisté, ajoutant que le travail sur le terrain allait être amené lui aussi à évoluer. Le gouvernement a annoncé mercredi une réorganisation "en profondeur" de l'administration fiscale, avec une décentralisation "dans les territoires ruraux ou périurbains" de certains services aujourd'hui basés dans les grandes villes. 

Dans le cadre de cette réforme, l'accueil sans rendez-vous dans les trésoreries devrait par ailleurs disparaître, tout comme les paiements en espèces: pour régler ses impôts en liquide, les contribuables devront s'adresser à La Poste ou aux buralistes.