La Rochelle, théâtre des joutes du PS

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La Rochelle, théâtre des joutes du PS
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VIDÉO - Les Universités d’été sont devenues un lieu d’affrontement. 2010 sera-t-il différent ?

Temps calme annoncé sur la Rochelle ce week-end. L'université d'été du PS, qui ouvre vendredi, arbore le pavillon de l'unité.

Un PS uni à La Rochelle ? C’est presque inédit, tant, d'années en années, le rendez-vous est devenu le théâtre d'expression des différents "courants" qui animent le parti socialiste. Retour en vidéos sur ces joutes de la Rochelle.

1993 et les premières tensions

L’histoire qui lie le PS à la Rochelle débute en 1993, quand le maire radical de Gauche de la ville, Michel Crépeau, décide de réunir le parti pour une réunion de fin d'été qu'il espère légère. Mais, dès cette première année, les différends jaillissent entre les socialistes. Michel Rocard, une fois n’est pas coutume, prend ses distances avec les positions de François Mitterrand :





2005 - 2010, bisbilles à La Rochelle

Plus tard - et en particulier ces cinq dernières années -, La Rochelle devient une caisse de résonance médiatique pour le PS et se transforme en véritable théâtre des affrontement.

En août 2005, les socialistes sont empêtrés dans leurs querelles internes. Les rénovateurs du parti, Arnaud Montebourg et Vincent Peillon, critiquent alors vivement François Hollande, secrétaire général du parti. Michel Rocard et Bernard Kouchner évoquent même à l'époque une possible scission du parti en cas de victoire de Laurent Fabius, partisan du "non" au référendum de mai sur la Constitution européenne :





Place à la tragédie, un an après, quand les larmes aux yeux, l'ancien Premier ministre Lionel Jospin revient sur son échec du 21 avril 2002. Sur le registre de l'introspection, l'ancien candidat reconnaît "un certain nombre d'erreurs" dans sa campagne contre Jacques Chirac, il explique, très ému, pourquoi il s'est retiré de la vie politique :

2007 ? Les "ténors" boudent de nouveau. "Moins d'éléphants, plus de militants", résume un participant. Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius et Martine Aubry sont alors absents.

L’année d’après, Ségolène Royal tente d’en finir avec ces querelles : "Aimez-vous les uns les autres, ou disparaissez !", ose-t-elle lancer, en août 2008, à l'ouverture de l'université d'été.























L'heure de la trêve ?

L'appel de Ségolène Royal est vain. En 2009, Martine Aubry, devenue première secrétaire, ne parvient pas, à son tour, à faire taire les divergences. En présence de l'ancienne "gauche plurielle", notamment des Verts, la taxe carbone est sujette à confrontation.

Cette année, l'heure est officiellement à la trêve des egos chez les socialistes français, mais un sondage favorable à Dominique Strauss-Kahn et des confidences de Martine Aubry pourraient bien raviver le feu présidentiel et quelques querelles à La Rochelle.