La "République exemplaire" selon Le Pen

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La "République exemplaire" selon Le Pen
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La candidate FN a présenté lundi ses propositions pour rapprocher "les élites et le peuple".

Marine Le Pen souhaite la transparence. La candidate du Front national à l'élection présidentielle a lancé lundi ses propositions pour une "République exemplaire", "rigoureuse" et "transparente", devant le Palais d'Iéna.

Parmi les propositions de Marine Le Pen figurent la baisse du nombre des parlementaires, la diminution des salaires du chef de l'Etat et des ministres ainsi que la publication des notes de frais sur Internet.

De 925 à 750 parlementaires

Parmi ses mesures phares figure la réduction, après les législatives de 2012, du nombre des parlementaires, pour les ramener de 925 à 750, soit 482 députés et 274 sénateurs, comme en 1962. "Les retraites des parlementaires ne pourront plus excéder 5.000 euros bruts par mois, quel que soit le nombre de mandats effectués", a-t-elle ajouté.

Fustigeant Nicolas Sarkozy, "qui a eu cette excellente idée de s'augmenter de 172%" en 2007, elle a aussi proposé que les salaires du président de la République, du Premier ministre et de tous les membres du gouvernement soient alignés sur ceux des parlementaires. Autre mesure prônée, la diminution de moitié des indemnités des conseillers régionaux.

Marine Le Pen a promis "la publication sur Internet des notes de frais des élus, des ministres et de l'ensemble des chefs de l'administration de l'Etat et des collectivités territoriales".

Le Palais d'Iéna, "un fromage"

Pour énoncer ces points, la candidate frontiste avait choisi un endroit "symbolique" selon elle : le Palais d'Iéna, à Paris. Le siège du Conseil économique, social et environnemental (CESE) est considéré comme un " énorme fromage de la République" par Marine Le Pen.

Selon la présidente du FN, cette "grande machine à pondre des rapports" - mais "qui les lit, qui en tient compte ?" - a pour "véritable fonction" de "placer ses amis et d'élargir son cercle amical". "Si on additionne les coûts du CESE et de ses démembrements régionaux (les CESER), on dépasse les 500 millions d'euros annuels", estime-t-elle.

Si elle accède à l'Elysée en mai, Marine Le Pen promet donc de supprimer dès 2013 ces structures, ce qui consisterait "un signal très fort de rapprochement des élites et du peuple".