La République en marche cherche un second souffle

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Après la conquête de l'Elysée et de l'Assemblée Nationale, La République en marche (LREM) cherche un second souffle.

Après la victoire à la présidentielle et aux législatives, le parti d'Emmanuel Macron veut passer à l'étape d'après. Quelque 3.000 cadres de La République en marche (LREM) se retrouvent samedi à la Villette, à Paris, pour préparer la suite. Le mouvement devenu parti politique, qui a moins d'un an et demi d'existence, doit se structurer, se consolider. Mais LREM ne veut surtout pas ressembler aux partis traditionnels.

"Pas question de ressembler aux vieux partis". LREM ne veut rien faire comme tout le monde. Le parti du président de la République en a même fait sa marque de fabrique. "On a promis le renouveau, on a gagné là-dessus, pas question de se reposer sur nos lauriers, pas question de ressembler aux vieux partis qu'on a combattu pendant la campagne", explique un élu.

L'argent des législatives pour plus de sérénité. Pour essayer de ne pas tomber dans les travers des autres partis traditionnels, En Marche ne demande pas de cotisations. 375.000 personnes ont déjà adhéré au projet du Président. Leur adhésion est gratuite, en quelques clics, pour tous ses membres. La victoire aux législatives va rapporter environ 20 millions d'euros par an à LREM. De quoi aborder l'avenir financier plus sereinement.

S'appuyer sur la base. Il n'y aura pas non plus de patron attitré, c'est une direction collégiale qui va être proposée. Ensuite, les adhérents seront consultés. Ils voteront en ligne avant la fin du mois pour valider les statuts. Les "Marcheurs" veulent également s'appuyer sur les centaines de comités locaux créés pour la présidentielle. Ce samedi, la convention de LREM, sorte de séminaire géant, recevra la visite d'Edouard Philippe. Une belle occasion pour le Premier ministre issu des rangs de Les Républicains de s'intégrer encore un peu plus dans sa famille d'adoption.