La rentrée chargée du gouvernement

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La rentrée chargée du gouvernement
Les ministres sont réunis en séminaire mercredi pour débattre des dossiers prioritaires de la rentrée.@ REUTERS
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Les ministres sont réunis en séminaire mercredi pour débattre des dossiers prioritaires de la rentrée.

Ils ne sont pas encore partis en vacances mais ont déjà la tête à la rentrée. Les ministres sont réunis en séminaire mercredi, après leur dernier conseil avant quelques jours de repos. Le gouvernement doit dresser le bilan de l'action engagée depuis son arrivée aux affaires et débattre de ses objectifs pour la rentrée. Il s'agit pour l'équipe de Jean-Marc Ayrault de montrer qu'elle tient sa feuille de route et que son but reste d'appliquer le programme présidentiel de François Hollande.

"Trois priorités" et "pas de temps à perdre"

"Il nous reste à donner au pays la cohérence de l'action publique qu'il attend, et cette cohérence passera par nos trois priorités : le redressement des comptes publics et de l'industrie, la justice et la priorité à la jeunesse. Et donc, pour faire tout cela, pas de temps à perdre", a déclaré le chef de l'Etat, dans des propos rapportés par la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem.

Pour "tracer les grandes priorités", les ministres concernés feront donc le point sur la préparation des projets de loi qui doivent être adoptés en septembre et être débattus au parlement dès la session d'automne. Selon un calendrier déjà dévoilé, ces projets concernent, outre le projet de budget et le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2013, la création des emplois d'avenir et la réforme du secteur du logement.

"Le mariage pour tous" à l'agenda

Pour favoriser la croissance, la Banque publique d'investissement, autre engagement de François Hollande, pourrait également voir le jour plus tôt que prévu, a indiqué Najat Vallaud-Belkacem. "La modernisation de la vie politique" et "le mariage pour tous" figurent également sur la feuille de route du gouvernement.

Les emplois d'avenir seront financés en grande partie par l'Etat (à hauteur de 500 millions d'euros en 2013) et destinés à des jeunes peu qualifiés vivant dans des quartiers défavorisés et qui seraient embauchés pour une durée de deux à trois ans dans le secteur non marchand (associations, économie solidaire, collectivités, etc). 100.000 emplois d'avenir seraient financés en 2013 et 50.000 autres en 2014. Ce texte devrait être examiné en Conseil des ministres "tout début septembre", selon un responsable gouvernemental.

Renforcer la loi SRU

Concernant le logement, un projet de loi doit organiser la rétrocession à titre gratuit de terrains constructibles par l'Etat au profit des collectivités locales et le renforcement de la "solidarité urbaine". Ce dernier point devrait se traduire par un quintuplement, étalé dans le temps, des pénalités infligées aux collectivités locales qui ne respecteraient pas le quota de 25% de logements sociaux à construire imposé par la loi SRU.

Les ministres devraient également se pencher sur plusieurs autres chantiers en cours : les suites de la conférence sociale, "la refondation de l'école de la République", "l'état des lieux sur la nouvelle étape de la décentralisation" voulue par le chef de l'Etat, la préparation des Assises de l'enseignement supérieur et de la recherche, et la conférence environnementale programmée pour les 14 et 15 septembre.

Accélérer le tempo à la rentrée

Cette réunion de travail, perçue comme une opération de communication gouvernementale par certains observateurs, intervient alors que le président devrait être contraint d'accélérer le tempo à la rentrée sous peine d'être dépassé par la crise et la montée du chômage.