La réforme des retraites promulguée

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La réforme des retraites promulguée
Nicolas Sarkozy a promulgué la loi de réforme des retraites@ REUTERS
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La loi qui reporte l'âge légal de la retraite à 62 ans a été publiée au Journal Officiel mercredi.

Après sa validation par le Conseil Constitutionnel, le président de la République n'aura pas attendu longtemps pour promulguer la loi de réforme des retraites. La loi est inscrite au Journal officiel daté de mercredi mais dite "loi du 9 novembre".

Une réforme qui a "sauvé" le régime par répartition

Interrogé mercredi sur Europe 1, Raymond Soubie, le conseiller pour les questions sociales du président de la République à l'origine de la réforme, a défendu cette promulgation rapide. "Il n'y avait aucune raison de cela traîne", a-t-il justifié. Nicolas Sarkozy a répété que sa réforme des retraites avait "sauvé" le régime de retraite par répartition, dans une déclaration devant le Conseil des ministres rendue publique par l'Elysée.

Les Sages ont levé mardi le dernier obstacle à l'inscription définitive du texte en droit en le jugeant conforme à la Constitution. Ils ont toutefois censuré la partie du texte réformant la médecine du travail, soit 13 articles considérés à leurs yeux comme sans lien avec le projet de loi initial.

Cette promulgation met un terme juridique à de longues semaines de tensions sociales, marquées par huit journées de grèves et de mobilisation à l'appel des syndicats et des conflits dans plusieurs secteurs, notamment les raffineries. Mais l'épisode social ne touche pas à sa fin puisque les syndicats ont décidé de poursuivre le mouvement en appelant à une nouvelle journée d'action le 23 novembre.

Top-départ du remaniement

Cette nouvelle étape donne le top départ du compte-à-rebours du remaniement de l'équipe gouvernementale. Nicolas Sarkozy a encore répété lundi en petit comité qu'il attendait ce moment pour mettre fin à ce feuilleton entamé, il y a cinq mois. A en croire nombre de sources gouvernementales et à l'UMP, François Fillon a de grandes chances de se succéder à lui-même à Matignon, après avoir été talonné par Jean-Louis Borloo, l'actuel numéro deux du gouvernement.