La préparation discrète de François Hollande pour la présidentielle de 2017

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La préparation discrète de François Hollande pour la présidentielle de 2017
@ Olivier Douliery / AFP
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Le chef de l’Etat se réjoui du soutien affiché de Manuel Valls.

Dans quasiment un an, les Français voteront pour élire leur nouveau président. François Hollande sera-t-il candidat à sa propre succession ? En tout cas, selon nos confrères du Journal du Dimanche, le chef de l'Etat a tenu samedi après-midi un séminaire de campagne électorale à l'Elysée, en présence de Ségolène Royal, Emmanuel Macron ou encore Julien Dray. Et une voix vient soutenir l'éventuelle candidature du chef de l'Etat pour 2017, celle de son Premier ministre. Dans le JDD, Manuel Valls estime que François Hollande est "la voix de l'intérêt général".

Le président "doit agir, emmener le pays". C’est à la fois un soutien et un appel au sursaut. Après l’abandon de sa révision constitutionnelle, tout le monde semblait tomber d’accord pour dire que François Hollande n’avait plus aucune chance pour 2017 et qu’il était mort politiquement. Manuel Valls a rétorqué : il est vivant, il est le seul candidat logique de la gauche et je suis à ses côtés pour l’aider à se faire réélire.

Mais ça ne sera pas facile, alors Manuel Valls distille quelques conseils : oser une recomposition politique et transcender les clivages. Puis les conseils deviennent injonctions : le président "doit agir, nommer les choses, emmener le pays, lui proposer un chemin". Un peu comme si François Hollande ne le faisait pas déjà… A l’Elysée, on se refuse à tout commentaire et on préfère se concentrer sur le soutien affirmé par Manuel Valls.

"Je suis déterminé à rendre les coups". Le chef de l’Etat n’avait pas supporté qu’on le dise fini. Il fallait donc montrer au contraire qu’il a bien l’intention d’en découdre. A ce titre, l’intervention de son Premier ministre est bienvenue. En marge de son déplacement à Washington, François Hollande confiait : "je suis déterminé à rendre les coups, mais en temps voulu". Manuel Valls, lui, s’impatiente : à ses yeux, l’heure de rendre les coups » est déjà venue.

>> Réécoutez l'édito de Gérard Carreyrou : "François Hollande, une semaine en enfer"