"La mobilisation doit se poursuivre"

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"La mobilisation doit se poursuivre"
@ EUROPE 1
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Benoît Hamon a réaffirmé jeudi que le PS n’était pas prêt à se démobiliser sur les retraites.

Galvanisé par la réussite de la mobilisation de mardi contre la réforme des retraites, le Parti socialiste entend continuer le combat. "Tant que le débat n’est pas conclu au Parlement, la mobilisation doit continuer", a lancé Benoît Hamon jeudi sur Europe 1. Le porte-parole du parti socialiste a donné "rendez-vous le 23 septembre", date fixée par les syndicats pour une nouvelle journée d’action.

Le conseiller régional d’Ile-de-France a dénoncé dans la réforme voulue par le gouvernement un "régression sociale incontestable", pointant d’abord le report de l’âge à taux plein à 67 ans, "qui vont concerner d’abord les femmes". Le financement est lui aussi critiqué. "Le projet prévoit 92% sur le dos des salariés, 8% sur les revenus du capital. On propose d’inverser les choses parce qu’on considère que les revenus du capital ont augmenté parce que les Français travaillent. Mais ces revenus ne sont pas mis à contribution pour financer la solidarité."

"Ouvrez les négociations"

Pour Benoît Hamon, l’explication est simple. Nicolas Sarkozy "n’a pas envie de prélever davantage ceux qui détiennent ces revenus car ce sont ceux qui l’ont élu". Pour le porte-parole du PS, "Nicolas Sarkozy a une idée en tête, c’est d’être réélu à la prochaine élection présidentielle et pour cela il mobilise toute l’énergie de l’Etat. Il a choisi de parler d’abord au cœur de son électorat, celui qui est le plus hostile à toute forme de progrès social. "

Benoît Hamon a enjoint le chef de l’Etat de tout "remettre à plat". "Ouvrez les négociations avec les syndicats, ce que vous n’avez pas fait. Si c’est une réforme si capitale, elle doit être le fruit d’un consensus", a-t-il lancé, avant de faire part de son pessimisme : "ce n’est pas dans sa manière de faire que d’écoute ce qui se passe à l’extérieur. Il a une idée en tête et il la poursuit. Et on paye tous aujourd’hui le prix de ses erreurs."