La loi Pécresse fait des vagues dans les universités

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La protestation des étudiants contre la loi Pécresse votée en août dernier commence à prendre de l'ampleur. Des assemblées générales ont eu lieu dans une dizaine d'universités la semaine dernière. Avec la fin des vacances, le mouvement pourrait reprendre de la vigueur. Une protestation qui ne se limite pas à la réforme des universités.

L'université Paris I Tolbiac fermée vendredi par l'administration : c'est un des signes qui montre que la colère gagne peu à peu les étudiants. Des assemblées générales ont eu lieu dans une dizaine d'universités la semaine dernière, notamment à Paris, mais aussi à Reims, Toulouse ou Rouen. Leur cible principale : la loi Pécresse votée en août dernier. Ce texte prévoit toute une série de mesures pour donner peu à peu leur autonomie aux universités, en confiant notamment plus de prérogatives au président de l'université. Les "AG" devraient se poursuivre cette semaine, d'autant que les vacances prennent fin dans certaines facultés de province.

Mais les étudiants ne limitent pas leur protestation au seul sort de l'université. L'Unef, le principal syndicat étudiant, appelle les étudiants à "amplifier la mobilisation" le 20 novembre, jour de protestation des fonctionnaires pour la défense de leur pouvoir d'achat. "Les étudiants sont en attente de mesures fortes du gouvernement qui serait bien avisé de les entendre parce que le contexte social est déjà bien dégradé", a ainsi expliqué Sophie Binet, vice-présidente du syndicat. Pour elle, "laisser les tensions monter est dangereux pour le gouvernement".